« L’agriculture va être un des secteurs les plus touchés par le changement climatique, mais elle se pose pourtant le moins de questions », a alerté le 29 août le professeur Wolfgang Seiler, de l’Institut de météorologie et de recherches climatiques de Karlsruhe (Allemagne), lors des journées internationales organisées par le constructeur agricole Pöttinger, en Autriche. « Demain, l’agriculture va devoir composer de plus en plus avec des pics de températures, des déficits en eau accrus, des orages de grêle, des gelées et un nombre de ravageurs plus important », a-t-il résumé. Selon lui, à cause de la durée du cycle du carbone, le réchauffement va se poursuivre au moins durant quelques décennies sans que l’on puisse réellement le modifier. « On récolte aujourd’hui les conséquences de ce qui a été fait il y a 30 ou 40 ans », indique-t-il. Pour autant, il estime qu’il est possible de freiner cette évolution. « Des mesures indispensables sont à prendre. Il faut baisser nos émissions de CO2 de 50 % sur la période 1990-2100 et jusqu’à 80 % pour les pays industrialisés. Ce n’est pas une utopie, les conditions techniques existent, mais il faut une prise de conscience et une volonté politique », assure-t-il.
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