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Après Grenelle L’agriculture s’invite à la conférence environnementale

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Delphine Batho a précisé les modalités du grand rendez-vous environnement de ce début de mandat et réuni les partenaires historiques du Grenelle. Le monde agricole s’organise pour faire partie du débat.

La conférence environnementale se précise. Se précipite, diront certains : rendez-vous est pris dès la semaine prochaine pour la première réunion de préparation de ce rendez-vous national qui se tiendra à la mi-septembre. C’est ce qu’ont appris les partenaires historiques du Grenelle de l’environnement, membres du Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement, réunis le 12 juillet par Delphine Batho. Les cinq collèges et peut-être un collège de parlementaires y seront invités. Le monde agricole espère bien avoir voix au chapitre et prépare ses argumentaires.

La carotte plutôt que le bâton

La FNSEA demande « à participer et être présente dans tous les groupes de travail et dans toutes les instances locales, car nous sommes très concernés par toutes ces questions », précise Christiane Lambert, vice-présidente du syndicat. Sur le sujet de la fiscalité écologique, elle rejoint l’APCA en plaidant pour une fiscalité positive et non punitive, et prône l’incitation plutôt que la réglementation. La FNSEA ne manquera pas de parler d’harmonisation européenne des exigences environnementales, a assuré Christiane Lambert. Le syndicat se dit vigilant, et demandera que les mesures envisagées soient évaluées. « C’est aussi à nous de rappeler que, pour changer, il faut du temps et des moyens », poursuivait Christiane Lambert.

Faire valoir ce qui a été réalisé

La Fédération nationale des agriculteurs bio espère elle aussi être invitée, pour porter le message selon lequel « il faut changer l’agriculture, et donc aider les agriculteurs à changer l’agriculture », explique Dominique Marion, son président. « L’environnement est une chance pour l’agriculture et non une contrainte ».
L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture espère aussi faire partie des partenaires, et compte « demander un bilan de ce qui a été fait ». Elle veillera à éviter « l’accumulation de normes et l’enchevêtrement de réglementations », expliquait Didier Marteau, président de la commission environnement de l’APCA, lors de la réunion du comité national du Grenelle. Daniel Martin, président d’Irrigants de France, estime de son côté« qu’avant de faire quoi que ce soit, il faudrait faire une évaluation des mesures déjà prises et des perspectives, parce que de nombreux décrets et lois en sont à leurs débuts. »
Il s’agira aussi pour ces interlocuteurs « de valoriser ce qui a été fait, sur la qualité de l’eau, avec Ecophyto, sur l’énergie dans les exploitations ou encore sur la biodiversité », souhaite Didier Marteau. Reste à expliquer ce point de vue à Delphine Batho qui considère que le sujet des pesticides fait partie des « reculs » constatés à la suite de la loi Grenelle deux « puisque leur consommation a augmenté ces dernières années », signalait-elle, le 11 juillet, lors d’une audition devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

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