L’agriculture brésilienne, avec une croissance de 9,7 % au 1er trimestre 2013, a été le principal moteur du PIB national (+0,6 % sur la même période). Tirée par des récoltes historiques de soja et de maïs, elle enregistre sa plus forte croissance depuis 1998, avec une création de valeur estimée à 20,8 milliards d’euros, selon les données de l’IBGE, l’institut statistique national. Le secteur agricole « atteint des gains de productivité qui permettent à la fois d’alimenter le marché domestique et d’exporter le reste, en générant des excédents commerciaux records pour le secteur », s’est félicité dans un communiqué le ministre de l’Agriculture, Antônio Andrade. Septième puissance économique mondiale, le Brésil est le premier exportateur mondial de viande, de café, de sucre et de jus d’orange. Il est également l’un des principaux producteurs de maïs et de soja. « Chaque année les producteurs ont un accès facilité au crédit, avec des taux d’intérêt réduits et bénéficient de l’attention particulière portée aux nouvelles technologies agricoles », a fait valoir le ministre. L’Embrapa, l’institut national de recherche agricole qui a fêté ses 40 ans en avril, est également salué comme la principale source des gains de productivité agricole au Brésil. « Pour le soja par exemple, grâce notamment à la sélection des variétés adaptées aux tropiques, nous sommes passés d’une productivité moyenne de 1,4 tonne par hectare en 1967 à 2,93 t aujourd’hui », explique Daniel Furlan Amaral, économiste de l’Abiove, l’association des transformateurs de soja au Brésil. Ces gains de productivité agricole sont également liés à l’utilisation massive de fertilisants et de pesticides, que les défenseurs de l’environnement accusent de dégâts sur les écosystèmes et la santé publique.
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