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Partenariat public-privé L'agro-écologie au menu du programme d'action des instituts techniques

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Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et le président de l'Acta (réseau des instituts techniques agricoles), Jacques Lemaître, ont signé le 20 décembre de nouvelles orientations pour les instituts techniques, pour la période 2014-2020, avec comme horizon le projet agro-écologique.

STÉPHANE Le Foll et Jacques Lemaître, ont signé le 20 décembre le contrat d'objectifs pour la période 2014-2020, avec comme ligne de mire le projet agro-écologique, appelé encore la « double performance » (la performance économique et environnementale). Ce contrat d'objectifs liant l'État et les instituts techniques agricoles constitue le cadre de référence à partir duquel les instituts techniques agricoles fédérés par l'Acta vont conduire leurs programmes d'actions pour toute la période 2014-2020.

Le document de la convention, de près de cinquante pages, fixe sept actions de référence, dont notamment « détecter l'innovation » (être à l'affût de pratiques originales mises en œuvre avec succès sur le terrain), « valoriser et transférer les outils et références produits » (fournir des références aux agriculteurs), « évaluer les actions conduites et leurs impacts » (mesurer la satisfaction des clients, revenir sur les difficultés rencontrées). Tout cela « en cohérence avec le projet agro-écologique ».

Dans l'action numéro 3, « contribuer à la double performance des systèmes de production agricole via des approches factorielles ou analytiques visant à quantifier des relations de causalités », les ITA (instituts techniques agricoles) mettront en avant les six thèmes suivants. Les approches factorielles visent à quantifier des relations de causalités et permettent de fournir des réponses rapides aux professionnels (mises au point de pratiques et d'innovations incrémentales) et aux politiques publiques (réglementation, expertise pour les agences), rappelle le document. 

Quand les ITA et les députés se rencontrent pour parler agro-écologie 

CERTAINS députés viennent se frotter régulièrement aux réalités agricoles sous leurs aspects les plus techniques. L'Acta, tête de réseau des instituts techniques agricoles (ITA), organise des sessions pour les députés au moins deux fois par an. La dernière de ces sessions s'est tenue, le 13 novembre 2013 après-midi, sur le thème de l'agro-écologie. Pour la première fois, cette réunion d'échanges a été organisée en commun par l'Acta et son pendant agroalimentaire l'Actia, présidée par Laurent Spanghero.

Les uns après les autres, les représentants des ITA, des ruminants, de l'aviculture, du porc, des céréales, des oléoprotéagineux, de la pomme de terre, de la bettearave, des fruits et légumes, du cidre et du vin ont exposé aux députés leurs actions visant à réduire l'application de traitements chimiques aux plantes et au bétail. Cela par une connaissance plus approfondie des bactéries, champignons, insectes et autres parasites, pour mieux les combattre par des prédateurs, ou par des molécules issues par exemple de la pomme de terre.

Cet exposé des contraintes de l'agriculture et de l'agroalimentaire par leurs côtés les plus techniques avait aussi pour fonction de montrer aux députés qu'il ne suffit pas de décréter tel ou tel objectif, si louable soit-il, pour qu'il devienne réalité. Un exemple : les économies d'énergie dans les bâtiments d'élevage de volailles, par l'isolation, l'étanchéité, les récupérateurs de chaleur, les éclairages de basse consommation, les chaudières à biomasse, sont viables faisables sur des bâtiments de 5 000 m2, or « nous n'arrivons pas à faire des implantations de bâtiments de 5 000 m2 parce qu'il y a un blocage au niveau des associations environnementales dans tous les coins de France », a indiqué Anne Richard, directrice de l'Itavi, l'institut technique de l'aviculture.

Cette réunion d'échange s'est tenue en présence de Dominique Potier, député PS de Meurthe et Moselle, et d'Yves Censi, député UMP de l'Aveyron.

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À noter la présence, lors de cet après-midi de travail, de Marcel Deneux, sénateur de la Somme et fondateur d'un centre de transfert de technologies, le Centre de valorisation des glucides, basée à Amiens.

– Ressources génétiques, reproduction : sélection, conservation, évaluation, outils de génomique et phénotypage, reproduction, diversité génétique et diversification des productions.

– Santé végétale, santé et bien-être animal : connaissance des pathogènes et bioagresseurs, épidémiologie, diagnostic, méthodes de prévention et de lutte (y compris biocontrôle), biodiversité fonctionnelle.

– Nutrition des plantes (fertilisation, irrigation) et alimentation des animaux : caractérisation des besoins nutritionnels et des intrants, des apports du sol, nutrition, conduite alimentaire.

– Equipements et matériel : agroéquipements, infrastructures (serre), bâtiments d'élevage, capteurs (agriculture et élevage de précision) : conception, mise au point, évaluation (en relation avec équipementiers), énergie.

– Environnement : amélioration des bilans environnementaux et impacts de nouvelles pratiques et technologies.

– Qualités des produits : qualités sanitaires ; qualités organoleptiques, nutritionnelles, technologiques ; nouveaux produits et services ; démarches qualité, référentiels et normalisation.