L’agro-écologie est une démarche globale. Les agriculteurs la pratiquent depuis longtemps ou sont en train de s’y mettre. Le colloque sur l’élevage et l’agro-écologie organisé par le GIS élevage de demain à Paris, le 20 octobre, a permis de rappeler qu’il est temps de valoriser l’agro-écologie auprès du consommateur. « Il faut convertir les atouts de l’agro-écologie en bénéfice-client, c’est le moment de valoriser l’agro-écologie », a déclaré Rémi Lecerf, responsable agriculture et qualité pour le distributeur Carrefour, à Paris, le 20 octobre. Selon lui, cela passe par une évolution du prix. « L’agro-écologie, ça demande des investissements côté producteurs », assure-t-il. Par conséquent, le consommateur doit payer davantage que pour un produit « conventionnel ». Il y consent pour des raisons de santé, notamment. Mais le prix est toujours un frein. « Le message environnemental ne déclenche pas forcément l’achat », poursuit Rémi Lecerf. C’est pourquoi il suggère de « repenser le prix » en « s’adressant au consommateur » car ce dernier « oriente le marché ».
Si ce représentant de Carrefour a eu l’occasion d’énumérer les démarches qualité du groupe (Reflets de France, filière qualité Carrefour…), les coopératives sont aussi dans le coup. Exemple, Triskalia, coopérative agricole, a créé une démarche qualité pour l’alimentation des porcs. Il s’agit d’améliorer les rejets des animaux. La technique est de rationner l’animal en phase de démarrage en compensant lors de l’engraissement. « Les porcs produisent moins de rejets. Nous observons une diminution de 15 % des rejets d’azote et 10 % de phosphore », témoigne Sébastien Dantec, responsable environnement chez Triskalia. Au niveau du consommateur, les démarches écologiquement intensives portées par la coopérative sont étiquetées « Planète positive, produire pour les hommes ». Cette démarche a été lancée en 2013.
(CR)
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Le prix est le premier facteur déterminant ou non l’achat alimentaire