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«Les gouvernements et les agences internationales doivent stimuler de toute urgence les techniques agricoles écologiques afin d’accroître la production alimentaire et sauver le climat », a déclaré Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, lors d’un séminaire international sur l’agro-écologie, à Bruxelles en juin 2010. Ces propos font suite aux résultats de la plus vaste étude jamais réalisée sur l’agro-écologie (Jules Pretty, Université d’Essex, Royaume-Uni) : elle concerne pas moins de 286 projets menés dans 57 pays en développement, sur une surface totale de 37 millions d’hectares ! Cette étude démontre que le gain de rendement moyen des récoltes est de 79% en recourant à ces approches écologiques. « En Tanzanie, les provinces occidentales de Shinyanga et Tabora étaient autrefois appelées le Désert de la Tanzanie », explique Olivier de Schutter. « Mais le recours aux techniques d’agroforesterie et la participation paysanne ont permis de réhabiliter 350 000 hectares de terres en à peine 20 ans. Les bénéfices par ménage ont augmenté de 500 USD par an. Des techniques similaires sont utilisées au Malawi. En 2005, près de 100 000 petits producteurs y ont bénéficié du recours à des arbres fertilisants. » « Peu d’attention a été accordée aux méthodes agro-écologiques qui ont pourtant prouvé leur capacité à accroître la production et à améliorer les revenus des paysans tout en protégeant les sols, l’eau et le climat », regrette le rapporteur. Soutenu par 25 experts mondiaux, il a appelé la communauté internationale à repenser les politiques agricoles et à s’appuyer sur l’énorme potentiel qu’offre l’agro-écologie.
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