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COMMERCE/JAPON L'agroalimentaire européen réclame la levée des barrières non-tarifaires japonaises

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Les partenaires de la chaîne agroalimentaire de l'UE considèrent qu'un accord global de libre-échange avec le Japon est la seule façon d'atteindre l'objectif de lutte contre les barrières non-tarifaires et réglementaires avec ce pays. Les négociations entre l'UE et le Japon ont démarré en mars 2013. Un 6e round est actuellement en cours à Tokyo jusqu'au 11 juillet.

S'ILS réaffirment leur soutien à la conclusion d'un accord de libre échange avec le Japon, les représentants des producteurs, des industriels et des négociants agroalimentaires européens demandent néanmoins l'élimination des obstacles existants pour l'accès de leurs produits au pays du Soleil levant. Au moment où se tient à Tokyo (du 7 au 11 juillet) une nouvelle séance de négociation UE/Japon, le Copa-Cogeca, FoodDrinkEurope et le Celcaa (1) ont publié une déclaration commune saluant ces négociations et assurant qu'un accord de libre-échange complet et approfondi entre l'UE et le Japon ALE UE-Japon ne peut apporter que des avantages économiques importants pour les deux partenaires. Les partenaires de la chaîne agroalimentaire de l'UE estiment, comme l'a démontré un rapport d'évaluation de la Commission européenne, qu'un accord de libre-échange ambitieux entre l'UE et le Japon pourrait augmenter jusqu'à 200 % les exportations européennes de produits agricoles transformés vers le Japon, à condition toutefois que les mesures non tarifaires et réglementaires japonaises soient supprimées. Le Copa-Cogeca, FoodDrinkEurope et le Celcaa considèrent qu'un accord global de libre-échange est la seule façon d'atteindre l'objectif de lutte contre les barrières non-tarifaires et réglementaires. Avec une valeur totale des exportations de près de 5 milliards d'euros, le Japon est le cinquième plus grand marché d'exportation pour les produits agricoles et alimentaires de l'UE. La viande de porc, le vin, les produits laitiers, l'huile d'olive et les confiseries seraient les secteurs qui pourraient tirer le plus grand profit d'un tel accord de libre-échange.

UN MARCHÉ IMPORTANT MAIS ASSEZ CADENASSÉ

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Un grand marché pour les entreprises européennes, mais un marché très fermé. C'est ainsi qu'est présenté le Japon, considéré comme la 4e puissance économique mondiale par les opérateurs européens. Pour autant, les entreprises européennes se heurtent à des obstacles importants. En dépit de droits de douanes généralement bas, elles sont confrontées à des obstacles difficilement supportables en termes de réglementation et de standards ou même de législation discriminante. Résultat : le Japon aurait un taux de pénétration parmi les plus faibles au sein des pays de l'OCDE (6 % à comparer avec 20 % en moyenne pour les pays de l'OCDE). De même, le Japon serait le pays de l'OCDE avec les plus faibles investissements directs étrangers (IDE). Seuls 3 % des IDE de l'UE iraient au Japon. D'aucuns estiment qu'au Japon il existe un potentiel qui n'est pas exploité pleinement, notamment dans des domaines où l'Union est très compétitive, en particulier les produits alimentaires. L'UE et le Japon ont entamé leurs négociations en mars 2013 en vue d'un accord de libre-échange. Jusqu'à présent, 5 rounds de négociations ont eu lieu et le 6e est en cours jusqu'au 11 juillet à Tokyo.

(1) Comité européen de liaison du commerce agroalimentaire