L’examen de la politique commerciale du Maroc par l’OMC souligne que le secteur agroalimentaire de ce pays, qui a conclu une dizaine d’accords commerciaux, a « gagné en importance à l'exportation », tout en fournissant emploi et revenu dans les zones rurales.
Le secteur agroalimentaire du Maroc a « gagné en importance à l'exportation, tout en conservant son rôle traditionnel de fournisseur d'emplois familiaux et de revenus à la population rurale », constate le rapport préparé par l’OMC pour le cinquième examen de la politique commerciale de ce pays qui s’est tenu les 2 et 4 février à Genève.
Pour quelques produits végétaux tels que les haricots, les tomates, les olives et certaines légumineuses, le Maroc détient une part substantielle des exportations mondiales, précise le rapport, alors que l'exportation des phosphates bruts, toujours sous monopole d'État, a connu une forte baisse « malgré une stratégie nationale visant à contenir l'offre mondiale et influencer les prix des phosphates et dérivés ».
Des droits de douane de 30 % pour les produits agricoles
À l’importation, les droits de douane normaux appliqués par le Maroc sont passés en moyenne de 20 % en 2009 à 12,5 % en 2015, souligne le rapport de l’OMC : de 44,5 % à 30 % pour les produits agricoles et de 16,3 % à 9,5 % dans les autres secteurs. L’incidence des droits variables a également diminué, certains produits tels que le riz et le maïs n'y étant plus soumis. Ils fluctuent actuellement selon le prix d'importation, la saison ou le niveau de la récolte nationale, principalement pour le blé et le sucre.
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Par ailleurs, les contingents tarifaire d’importation consolidés à l’OMC « ne sont pas tous appliqués ».
Un « arsenal » d’entraves aux échanges
Avec plus d'une dizaine d'accords en vigueur, le Maroc est l'un des pays ayant conclu le plus d'accords commerciaux, note le rapport de l’OMC sur la politique commerciale de ce pays. L'UE est en la matière son principal partenaire, tant à l'importation (environ la moitié du total) qu'à l'exportation (deux tiers du total). Leur partenariat a été soutenu par l’accord de libre-échange de 2000, complété en 2012 par un protocole sur les produits agricoles.
« Ce commerce agricole demeure néanmoins entravé par tout un arsenal de mesures telles que prix seuils ou minima à l'entrée, restrictions saisonnières en fonction de la production nationale, et autres formes de contingentement », relève toutefois le rapport.