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L’agroalimentaire répond présent à la Convention des entreprises pour le climat

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Près de 150 entreprises se sont réunies à Paris du 9 au 11 septembre pour la première session de la Convention des entreprises sur le climat. Quelques acteurs, dont Miimosa, Heineken ou encore les Nouveaux fermiers, y porteront la voix du secteur agricole mais surtout industriel.

Après les citoyens tirés au sort par le gouvernement suite à la crise des Gilets jaunes, c’est désormais au tour de 150 entreprises de trouver des réponses à l’urgence climatiques. Une initiative lancée par Eric Duverget (Michelin), et qui devrait aboutir à trajectoires individuelles permettant à chacune des structures de réduire ses émissions de 55 %, comme le prévoit le nouvel objectif européen. « Les feuilles de route montreront les points de blocage et les solutions, pour servir d’exemples dans leur secteur », prévoit Grégoire Fraty, ancien participant de la Convention citoyenne désormais en charge de la presse dans cette nouvelle version. Lors de la première session, les participants ont pu découvrir le dernier rapport du Giec, grâce à la présentation de la chercheuse Valérie Masson-Delmotte.

« C’était intense, et assez émouvant. Les changements qui nous attendent sont inquiétants, mais de nombreux dirigeants de tous âges sont déjà prêts à s’engager pour leurs enfants », rapporte Étienne Duclos, 25 ans, dirigeant de la société Sysfarm qui commercialise des crédits carbone issus des grandes cultures, et l’un des plus jeunes participants. L’agriculture, et en particulier la question de la consommation de viande, aurait déjà fait selon lui l’objet de premiers débats houleux. Des discussions que les participants pourront continuer tout au long des cinq autres sessions prévues. « Notre calendrier atterrit sur la présidentielle, et nous espérons pouvoir arriver avec des propositions concrètes », avance Grégoire Fraty, ancien participant de la convention citoyenne désormais volontaire dans cette nouvelle version.

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Pas de mandat officiel

« J’aimerais que cette convention permette d’éveiller l’appétence des dirigeants pour les sujets agricoles, en leur montrant les liens avec tous les grands enjeux environnementaux », espère Florian Breton, p.-d.g. de Miimosa, et également participant à la convention. Aux côtés de sa plateforme de financement participatif et de Sysfarm, plusieurs autres acteurs du secteur agroalimentaire participent à la convention, dont Heineken, les Nouveaux fermiers (alternatives à la viande), CerFrance Normandie, le château Lafon-Rochet, ou encore les sirops Monin.

Alors que de nombreux participants à la convention citoyenne ont déploré le manque d’ambition de la loi climat issue de leurs propositions, Florian Breton estime aujourd’hui que l’engagement des entreprises pourrait donner de meilleurs résultats que le tirage au sort : « Nous n’avons pas de mandat du gouvernement pour formuler des propositions, mais l’engagement de grands groupes qui participent pourrait peser encore plus fort que celui des citoyens ».

« Notre calendrier atterrit sur la présidentielle »