L’informatisation des industries agroalimentaires se poursuit. Les technologies nouvelles de l’information et de la communication des entreprises privilégient la gestion ou les échanges commerciaux avec les fournisseurs et les clients (EDI) et s’insèrent au travers d’outils spécifiques qui garantissent la traçabilité et la qualité des produits, comme le montre une enquête statistique du ministère de l’Agriculture.
En 2006, 94 % des industries agroalimentaires de plus de 10 salariés disposaient d’un accès à internet contre 87 % pour le reste de l’industrie, selon une enquête réalisée par les services statistiques du ministère de l’agriculture Enquête sur les changements organisationnels et les technologies de l’information et de la communication (COI-TIC) Agreste Primeur n° 200 – octobre 2007. C’est 14 points de mieux qu’en 2003, date de la précédente enquête du SCEES sur le sujet.
Les secteurs les plus en retard sur l’équipement au web restent l’industrie de la viande (avec 88% d’équipement) et celle des boissons (91%). Corollaire de la généralisation d’internet, les connexions rapides de type ADSL sont aujourd’hui la norme, mais seulement 20% des entreprises agroalimentaires disposent d’une connexion internet d’au moins 2 mégabits par seconde.
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L’enquête Agreste note par ailleurs la progression significative du taux d’équipement des IAA, dont 40 % travaillent en flux tendus, en systèmes d’échanges de données informatisées (EDI) de 33% à 46% entre 2003 et 2006, contre seulement 30% dans le reste de l’industrie. Autre particularité du secteur : le développement très fort des outils de traçabilité qui concernent deux entreprises sur trois. En 2003, ils étaient surtout présents dans les secteurs viandes suite à la mise en place en 1999 de la base de données nationale de l’identification des bovins en réponse aux crises sanitaires qui avaient affecté la filière bovine.
Si les sites web commencent à se développer (51% contre 66% dans le reste de l’industrie), le commerce électronique en est encore à ses débuts. Environ 15% des firmes passent commande ou vendent via internet.