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Recherche L’agroalimentaire tiendra son rang dans les pôles de compétitivité

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Là où on n’attendait que 5 ou 6 pôles dits d’excellence et une douzaine de pôles d’envergure nationale, le gouvernement a finalement donné un même label à 67 projets auxquels sont promis des soutiens à hauteur de 1,5 milliard d’euros, soit deux fois plus que prévu initialement.

Le Comité interministériel d’aménagement du territoire réuni le 12 juillet à Matignon a arrêté la liste des « pôles de compétitivité » qui bénéficieront de financements privilégiés dans les trois années à venir. Si l’arbitrage du Premier Ministre a plutôt surpris par sa générosité, il a aussi permis de sauvegarder la plupart des projets de pôles spécialisés sur l’agroalimentaire.

Les objectifs visés par le gouvernement sont à la fois une relance de la croissance, un renouvellement de l’offre industrielle dans les domaines où la France peut se démarquer, un frein aux délocalisations par le renforcement de la recherche et le soutien aux entreprises qui s’y adonnent et peuvent ainsi regagner des parts de marché à l’export.

L’appel à projet associant entreprises, centres de recherche et universités avait bien fonctionné, insufflant dans presque toutes les régions un esprit de compétition et d’innovation. Cette dynamique ne pouvait être découragée, ce qui a conduit Matignon à être moins sélectif quitte à soutenir à des échelles différentes les petits et les grands projets. Conciliant une logique de compétitivité avec une exigence d’aménagement du territoire, le gouvernement a donné un seul label à 67 projets mais en ménageant trois catégories différentes : 6 pôles leaders mondiaux, 9 autres ayant vocation à les rejoindre et 52 à vocation nationale ou régionale.

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Et pour les recalés, il a prévu une session de rattrapage en ouvrant un nouvel appel à candidatures dès la fin de l’année pour lequel il recommande des rapprochements entre dossiers voisins.

Dès le début de l’exercice, cet automne, était apparue dans beaucoup de régions une volonté de mettre en avant des centres de compétences liées au secteur agroalimentaire, jugé moteur pour le maintien du dynamisme économique local. C’est ainsi que sur les 105 dossiers déposés début mars cf Agra alimentation n° 1875 du 10/03/05, page une , près d’une vingtaine étaient à connotation agricole et alimentaire. Le résultat des courses est aujourd’hui à peu près conforme à la sévérité moyenne des sélections opérées. A noter quand même qu’il ne s’agit que de pôles à vocation nationale ou régionale, à l’exception du pôle Végétal Spécialisé d’Angers qui entre dans la catégorie des pôles à vocation mondiale. Parmi les recalés, on peut citer trois pôles présentés dans la région Poitou-Charentes, un pôle Aliment et Santé, le pôle Nutrivalley et le pôle Agroalimentaire, ainsi que le projet inter-régional WEST (« le bien manger durable ») proposé en commun par les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes et la Bretagne.