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L’agronomie à tout prix, pour les chambres d’agriculture

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«Nous souhaitons que l’agronomie soit mise en avant. Les préoccupations environnementales notamment doivent être gérées dans le sens de l’agronomie. Nous voulons que tout soit teinté d’agronomie », a insisté le 8 janvier le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, Guy Vasseur, à l’occasion de ses vœux pour 2013. Une volonté justifiée « parce que l’agronomie tient compte des spécificités locales », a-t-il rappelé. Dans ce sens, « quand on veut mettre tout le territoire national sur la même démarche, forcément, on tape à côté ». À travers son conseil, l’ambition du réseau reste « le meilleur revenu » pour l’agriculteur, moyennant « non pas le rendement maximum », a défendu Guy Vasseur, mais « une utilisation au mieux des intrants ». Des conseils qui seront mis en avant sur le stand des chambres lors du Salon international de l’agriculture. « Ils doivent prendre une dimension plus importante ». Seulement, ces services facturés ne doivent pas contribuer, selon le président de l’APCA, à pallier l’absence de moyens supplémentaires donnés aux chambres, quand bien même « des missions nouvelles nous sont confiées » : « On ne peut que se féliciter de ces nouvelles missions, a reconnu Guy Vasseur. Mais il ne faudrait pas que, demain, elles soient financées par les prestations que nous réalisons auprès des agriculteurs. Parce que nous serions dans une situation catastrophique. Et c’est bien le danger qui nous guette ». Le budget du réseau des chambres d’agriculture est constitué à 25% par les prestations aux agriculteurs.

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