Sur les 22 000 tonnes de poudre de lait écrémé provenant de l’intervention (sur un total de 355 000 t de stocks publics) que la Commission européenne a mises sur le marché par appel d’offres, seules 40 t ont trouvé preneur (la moitié en Allemagne, l’autre au Royaume-Uni) (1).
Afin de ne pas tirer les prix vers le bas alors qu’ils commencent tout juste à remonter, Bruxelles n’a accepté que les offres au-dessus de 215,10 €/100 kg alors que le prix moyen actuel de l’UE pour la poudre de lait écrémé est de 201 €/100 kg. La grande majorité des offres portant au total sur 19 706 t n’a donc pas été acceptée. Un deuxième appel d’offres est quand même ouvert (date limite pour la soumission des offres fixée au 3 janvier 2017) pour les 21 160 t restantes. Bruxelles insiste, estimant qu’il « n’y a certainement aucune raison de penser que cela empêchera les prix du lait d’atteindre des niveaux soutenables ».
Mais, prévient le commissaire européen Phil Hogan, « compte tenu de la fragilité de la reprise, la Commission agira avec la prudence appropriée et le processus d’appel d’offres sera constamment réévalué pour éviter toute perturbation inutile. La vente à tout prix n’a jamais été une option pour la Commission, le maintien de l’équilibre du marché et la reprise des prix restent ses principaux objectifs ».
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Des prix qui continuent en effet d’augmenter (+7,3 % en octobre et +2,3 % estimés en novembre selon les dernières données de la Commission), portés par le programme de réduction de la production de lait (de 150 millions €) qui va permettre de réduire la collecte de 1,07 Mt d’ici la fin de l’année (2). Mais attention au pic de production du printemps, préviennent déjà les experts.
(1) Voir n° 3571 du 28/11/2016
(2) Voir n° 3573 du 12/12/2016