Dans un communiqué du 1er mars, Carrefour annonce la signature « courant mars » de contrats de trois ans pour six de ses Filières qualité Carrefour (FQC). Les produits concernés : lait, bleu d’Auvergne AOP, fourme d’Ambert AOP, moules, pommes et bœuf. Selon le distributeur, ces contrats prévoient des « garanties de volumes sur plusieurs années » et un « prix d’achat fixé conjointement » sur la base des coûts de production, du prix des produits agricoles sur le marché, et des critères du cahier des charges FQC. « L’ensemble des Filières qualité Carrefour françaises (111 filières pour 18 000 producteurs, NDLR) sera concerné d’ici 2022 » par cette démarche, promet l’enseigne.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nous sommes circonspects, incrédules, voire méfiants », réagit la FNPL (producteurs de lait, FNSEA), sollicitée par Agra Presse. « Le jour où Carrefour annonce une plus juste rémunération des producteurs, nos équipes ont relevé pas moins de trois références de lait qui ne peuvent pas, selon nos calculs, respecter la loi Egalim », indique son secrétaire général Daniel Perrin. Selon la FNPL, ces références de marques nationales et distributeurs (MDD) présentent un prix inférieur à 0,74 €/l. « La juste rémunération des producteurs est […] impossible avec ces prix de vente », affirme Daniel Perrin. L’éleveur annonce par ailleurs, qu'« à partir du 1er avril, la FNPL utilisera systématiquement l’adresse [email protected] pour notifier aux pouvoirs publics tous les prix abusivement bas ». « Nous nous réservons aussi la possibilité de signaler aux consommateurs ces prix illégaux dans les magasins par tous les moyens à notre disposition », conclut l’élu de la FNPL.