Les deux principaux laboratoires d’analyse laitière bloqués depuis plus d’une semaine par des organisations d’agriculteurs minoritaires, à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) et à Saint-Lô, ont été débloqués le 3 décembre. « Nous sommes surpris que des responsables professionnels fassent évacuer d’autres professionnels, sans qu’il n’y ait eu de dégradations », a expliqué Gérard Durand (Confédération paysanne) étonné du déblocage par les forces de l’ordre du Laboratoire inter laitier Loire Anjou Bretagne (Lillab) de Chateaugiron. L’Apli et la Confédération paysanne, qui menaient les blocages, veulent obtenir une reprise des négociations sur les prix du lait. Ils veulent également participer à ces discussions, où seul est invité le syndicat majoritaire. A Saint-Lô, le Laboratoire interprofessionnel laitier de Normandie (Lilano) a lui aussi repris son activité le 3 décembre, selon le laboratoire et les producteurs de l’Apli. « Il y a eu cinq ou six référés contre des blocages de labo avec des menaces financières énormes », a indiqué un producteur de l’Apli, Thierry Leservoisier. Seul le laboratoire de Carhaix (Finistère) était toujours bloqué le 3 décembre, selon les gendarmes.
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