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Lait : la filière fait évoluer sa charte des bonnes pratiques d’élevage

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L’interprofession laitière (Cniel) a présenté, le 2 mars, au Salon de l’agriculture, la nouvelle mouture de la charte des bonnes pratiques d’élevage, figurant dans les contrats passés entre les éleveurs et leurs collecteurs. Créée en 1999 et modifiée pour la dernière fois en 2012, cette charte évolue principalement dans deux volets : l’environnement (économie d’énergie et d’eau, réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires) et le bien-être animal. Le Cniel insiste particulièrement sur ce dernier chapitre. « En 2017, nous avons changé de posture en partant des attentes des consommateurs. Le bien-être animal est devenu la première obligation de la filière », a déclaré la directrice du Cniel, Caroline Le Poultier, en conférence de presse. La charte intègre l’objectif, fixé par l’interprofession en 2020, de réaliser un diagnostic du bien-être animal dans tous les élevages d’ici 2025. Ce diagnostic s’appuiera sur l’outil BoviWell, mis au point par l’Idele (institut de l’élevage), qui prend en compte seize indicateurs de bien-être : l’alimentation, l’aération et la luminosité du bâtiment, la propreté des bâtiments, le logement des veaux…

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L’objectif de ces audits est d’identifier des pistes d’amélioration pour le bien-être des troupeaux. Ils seront réalisés en même temps que l’évaluation du respect de la charte par l’éleveur, qui a lieu en moyenne tous les trois ans. « L’abreuvement apparaît comme un point à améliorer dans la majorité des élevages audités. Or, cela a des conséquences directes sur la performance de l’élevage », explique Luc Verhaeghe, éleveur laitier et administrateur de Sodiaal. À l’issue, l’élevage sera classé selon quatre niveaux (excellent, supérieur, acceptable, non classé) et, si nécessaire, les éleveurs se verront proposer un plan d’action pour améliorer le bien-être de leur troupeau.

« Le bien-être animal est devenu la première obligation de la filière »