Les contrats tripartites conclus entre les producteurs de l’APLBC (Association des producteurs de lait du Bassin centre), la Laiterie Saint Denis de l’Hôtel (LSDH) et plusieurs enseignes de la grande distribution seront renégociés d’ici l’été, apprend-on dans un article publié le 28 avril sur le site de Réussir Lait. Premier opérateur à bouger : Carrefour, qui annonce dans un communiqué du 3 mai une revalorisation du prix du lait de 390 € à 430 €/1 000 l dans le cadre de son accord tripartite avec APLBC et LSDH, et du lancement d’une nouvelle filière « qualité » sur la crème UHT. Le prix du lait négocié cet hiver dans le cadre des contrats tripartites (70 % du lait des adhérents APLBC) varie entre 385 et 405 €/1 000 l en fonction des distributeurs (Aldi, Système U, Lidl, Leclerc). Au regard des conséquences de la guerre en Ukraine sur leurs charges, les éleveurs jugent désormais ces hausses (entre 15 et 30 €) « insuffisantes », a expliqué Olivier Legrand, le président de la section LSDH à l’APLBC, à nos confrères. « Avant, le tripartite donnait de la visibilité à un an, voire plus, aux producteurs, développe-t-il. Aujourd’hui, l’instabilité des marchés nous contraint à nous revoir plus souvent. » En février, les sociétaires de la marque C’est qui le patron (CQLP) — dont le lait est transformé par LSDH — ont voté pour relever le prix de base du lait de 0,39 à 0,43 €/l à compter du 1er juin. Et, les contrats équitables conclus avec Auchan et Carrefour « ont le même prix du lait que CQLP », informe Réussir Lait, ce qui concorde avec le prix annoncé par le distributeur Carrefour, le 3 mai.
Une revalorisation du prix du lait de 390 € à 430 €/1 000 l
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