Le secteur laitier devrait être le principal moteur de la croissance des exportations européennes dans les dix prochaines années. L'UE devrait en effet satisfaire la plus grande partie de la hausse de la demande mondiale en produits laitiers. Pourtant, aujourd'hui, les difficultés des éleveurs européens face à l'embargo russe imposé sur les produits agroalimentaires de l'UE montrent que le secteur reste fragile. Après le plan d'aides compensatoires lancé il y a quelques semaines pour les pays baltes, c'est la Finlande qui se voit octroyer une enveloppe de 10,7 millions € par Bruxelles. Les producteurs de l'European Milk Board ont de nouveau manifesté à Bruxelles pour protester contre la chute des cours et demander plus de régulation en vue de la sortie des quotas de production en avril 2015. La France, entre autres, voudrait relancer le débat au sein du Conseil sur la mise en place de nouveaux instruments de gestion de crise. Mais toute discussion sur un dispositif de maîtrise des volumes de production, même en temps de crise grave, est impossible tant les États membres sont divisés sur ce sujet. Et pas sûr que le nouveau commissaire européen, Phil Hogan, originaire d'un pays, l'Irlande, qui n'attend que la fin des quotas pour faire bondir sa production de lait, soit un soutien de poids. Avec les bonnes perspectives à long terme, il faudra donc vraisemblablement attendre quelques campagnes que le dispositif tout juste mis en place dans le cadre de la réforme de la Pac fasse – ou non – ses preuves pour que les lignes bougent – dans un sens ou dans l'autre – sur ce dossier. Agra Europe
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