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Lait : ralentissement de la production... pour l'instant

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Entre janvier et novembre 2016, la collecte européenne a reculé de 0,7 % (-3,7 % sur le seul mois de novembre, en baisse pour le sixième mois consécutif) sous l’impact du programme de réduction volontaire de la production mis en place la Commission européenne à l’automne. Cette baisse est particulièrement importante en France et en Allemagne, beaucoup moins dans d’autres États membres comme la Pologne, l’Irlande ou les Pays-Bas.

Cette tendance devrait se poursuivre durant la première moitié de 2017, mais la collecte pourrait se redresser au cours du second semestre, entraînant une légère augmentation annuelle de 0,5 % selon les premières estimations présentées le 25 janvier par la Commission lors de la réunion mensuelle de l’Observatoire européen du marché laitier.

Au niveau mondial, ce sont donc trois des quatre principales régions exportatrices qui réduisent leur production : l’UE, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Seuls les États-Unis continuent d’augmenter leur collecte (+1,8 % à + 2 % prévus en 2017). Cette réduction globale de l’offre mondiale est associée à une demande élevée (surtout en provenance de Chine et des États-Unis). Mais ce nouvel équilibre reste incertain en fonction de l’évolution des prix ou des conditions météorologiques.

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Commission européenne
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Le régime de réduction de la production européenne de lait devrait permettre une réduction de 1,07 Mt au total. Les agriculteurs doivent soumettre leur demande de paiement en contrepartie de cette baisse pour le 14 février en ce qui concerne la première période de réduction, et pour le 17 mars pour la deuxième. Les États membres auront ensuite jusqu’au 8 mars pour la première période de réduction, et jusqu’au 5 avril pour la deuxième, pour informer la Commission des demandes de paiement.

Enfin, la Commission européenne étudiera une nouvelle fois le 7 février les offres qui lui sont faites pour 22 000 t de poudre de lait écrémé issues des stocks d’intervention. Depuis le mois de décembre seules 40 t ont été ainsi vendues, les prix d’achats proposés étant jugés trop bas par Bruxelles.