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Expérience Lait : retour d’expérience d’un an du double prix chez Laïta

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Le système du double prix du lait est entré en vigueur dans des coopératives sur la campagne 2011-2012 en France. Dans l’Ouest, le président de Laïta, Dominique Chargé, lequel préside également la FNCL, explique sa mise en œuvre.

Ce que la coopération appelle également le volume-prix différencié constitue, dans la perspective de sortie des quotas laitiers, en 2015, la réponse de la coopération à la volonté de ses adhérents d’avoir la possibilité de produire plus, tout en maîtrisant la croissance des volumes. « Laïta mais aussi Sodiaal, Ingrédia ou encore Eurial » l’ont mis en œuvre, explique Dominiqué Chargé, président de la FNCL. Pas exactement de la même manière car il y a autant de façons de mettre en œuvre le double prix que de stratégies d’entreprises coopératives. Dans le groupe Laïta que préside Dominique Chargé – 1,350 milliard de litres de lait collecté dans 3470 fermes laitières de Bretagne et des Pays de la Loire pour un chiffre d’affaires de 1,159 milliard € (+ 12 % en un an) –, le prix moyen payé au producteur a atteint, en 2011, 338,2 €/1000 l (qualité comprise). « Le prix A (340 €/1000 l) a été appliqué pour 94 % de la collecte, le prix B (315 € €/1000 l) pour les 6 % restants, explique M. Chargé. Chez Laïta, nous avons décidé que le prix A s’appliquerait à la référence laitière de nos adhérents au 31 mars 2011. Tout le lait supplémentaire produit en marginal, c’est-à-dire sans investissement, est basculé sur le prix B ».

Annoncer les intentions

C’est en milieu de campagne (octobre) que les éleveurs laitiers reçoivent de l’Etat des indications fines sur les allocations supplémentaires dont ils disposent. Le groupe leur propose un prix B déterminé sur la valeur des marchés en beurre-poudre des quatre mois précédents. Les éleveurs peuvent donc arbitrer leur production en fonction de leur coût de revient. Sur un marché mondial tiré par une forte demande, la mise en œuvre du double prix n’a guère posé de difficultés. Par contre, lorsque l’offre s’équilibrera, il faudra des indicateurs plus fins que ceux qui sont proposés actuellement. « Il faudra aussi que les producteurs puissent nous annoncer leurs intentions de production supplémentaires par rapport à leur référence », poursuit Dominique Chargé.

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