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Lait : Sodiaal s’appuie sur les marchés à terme pour gérer la volatilité

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Afin de « gérer la volatilité des prix » et « sécuriser le prix B », Sodiaal lance un programme pour permettre aux éleveurs d’utiliser le marché à terme européen EEX, explique à Agra Presse, le 25 novembre, Béranger Guyonnet, chargé de mission à la direction des affaires publiques de la coopérative. Un éleveur individuel n’a aujourd’hui pas la possibilité d’accéder seul, en direct, aux marchés à terme. Les volumes minimums d’entrée sont trop importants, d’où l’intérêt pour les coopérateurs de massifier leur offre via leur coopérative. En France, ce dispositif est inédit, rapporte Sodiaal. Mais en Irlande et en Allemagne, cet outil est déjà utilisé par les éleveurs.

Cette nouvelle solution est en cours de présentation aux éleveurs de la coopérative dans le cadre des réunions d’hiver. Le programme pilote concernera 50 millions de litres de lait par an soit entre 300 à 500 producteurs qui choisiront d’y intégrer tout ou partie de leur volume payé par la coopérative au prix B. Actuellement, ce prix B est basé sur la valorisation beurre-poudre du mois précédent. L’objectif ici est de « fixer, sur les marchés à terme, le prix de ces volumes B à l’avance, à six mois et même potentiellement à douze mois », explique Béranger Guyonnet qui pilote le projet.

Question prix, la coopérative admet qu’une meilleure valorisation du lait n’est pas l’objectif du programme. « Ce n’est pas une question de différence de prix mais une question de visibilité », tempère le chargé de mission. Les marchés à terme laitiers et la valorisation beurre-poudre étant corrélés, cette solution n’apportera pas nécessairement un meilleur prix mais « cela va permettre de lisser les variations de prix », justifie la coopérative.

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Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans la politique historique de gestion des volumes non contraignante de Sodiaal. « Ceux qui veulent se développer, se développent mais sans le faire peser sur l’ensemble des producteurs car le lait supplémentaire est valorisé en produits basiques », résume Béranger Guyonnet.

Une meilleure valorisation du lait n’est pas l’objectif du programme