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Epicerie/Stratégie L’algérien Benamor passe à l’offensive sur le marché européen des pâtes

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L’algérien Benamor poursuit son offensive pour pénétrer le marché européen des pâtes alimentaires. Présent au Sial sur deux pavillons (celui de l’Algérie et celui des conserves), le groupe familial (200 M€ de CA en 2010), implanté à Guelma, dans l’est du pays, nourrit de grandes ambitions à l’exportation.

Des produits connus et appréciés (couscous, harissa), une part de marché de 50% sur le concentré de tomate, une maîtrise des filières d’approvisionnement et de la matière première, un équipement très moderne et automatisé… Tels sont les atouts que l’algérien Benamor met en avant dans son offensive pour pénétrer le marché européen des pâtes alimentaires. Présent au Sial sur deux pavillons (celui de l’Algérie et celui des conserves), le groupe familial (200 M€ de CA en 2010), implanté à Guelma, dans l’est du pays, nourrit de grandes ambitions à l’exportation. Les ventes hors de son marché domestique ne représentent que 3% de son chiffre d’affaires aujourd’hui et ne concernent que des pays limitrophes.
« Notre objectif est d’atteindre 10% à l’exportation d’ici trois ans sur nos marchés cibles (France Allemagne, Afrique Centrale, Moyenne Orient) », souligne son directeur général Mohamed Laid Benamor, directeur général. Dès 2011, de nouvelles lignes de production de couscous, de pâtes longues et de pâtes spéciales – un matériel venu d’Italie - lui permettront de multiplier par 5 sa capacité de production. « Nous sommes très confiants dans les perspectives offertes par l’Europe », explique encore Mohamed Laid Benamor. Celui-ci voit de nouvelles opportunités s’ouvrir avec l’évolution de la PAC et la baisse de subventions. Et comme dans le secteur textile, une grande entreprise algérienne d’agroalimentaire comme Benamor peut faire valoir la proximité et la flexibilité de ses centres de production.

Un approvisionnement aux meilleures sources
Le positionnement du groupe constitue un atout supplémentaire sur les marchés développés comme ceux de l’Union Européenne. « Notre force c’est la qualité de nos matières premières et le positionnement prémium de nos produits, qui vont des conserves de tomates, de harissa, de confitures jusqu’au couscous et aux pâtes », explique Mohamed Laid Benamor, qui dirige avec ses frères l’entreprise familiale. En achetant du blé dur importé (du Canada, des Etats-Unis, d’Australie), la société Benamor dispose d’une matière première à haute teneur en glucide et en protéines, assurant une excellente viscosité aux pâtes qui sortent de ses usines. Non seulement le groupe serait parmi l’un des plus gros acheteurs de blé dur américain, affirment ses dirigeants, mais il intègre aussi l’amont agricole de la filière tomates. Dans la région de Guelma (à l’est de Constantine), il fournit aux agriculteurs locaux 5 millions de plants. De nouvelles pépinières devraient faire passer cette production à 30 millions de plants.
Créé en 1984, le groupe familial (1 000 salariés) qui ne réalisait que 56 millions d’euros voici 4 ans (contre 200 millions aujourd’hui) compte trois filiales :
– La Conserverie Amor Benamor (CAB), spécialisée dans la production de la tomate concentrée, d’Harissa (sauce piquante) ainsi que de différentes confitures.
– Les Moulins Amor Benamor (MAB), producteur de la semoule à base de blé dur sous différentes formes.
– Les Pâtes Amor Benamor, spécialiséé dans la fabrication de couscous, pâtes courtes et pâtes à potage.
En Algérie, Ben Amor s’est imposé comme le leader du marché national de l’agroalimentaire, numéro un en couscous et en pâtes, il détient 50% du marché du concentré de tomates. « Avec 140 tonnes par jour, nous sommes désormais le premier producteur de couscous du bassin méditerranéen », note Mohamed Laid Benamor.

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