Confronté à de graves problèmes de trésorerie, NCA-Rouiba, leader en Algérie dans les boissons aux fruits, vient de signer un accord avec les Brasseries internationales Holdings (BIH), filiale du groupe Castel. Outre le déblocage en urgence de 945 M de dinars, BIH souscrira à une augmentation de capital réservée qui lui assurera la majorité du capital de l'entreprise.
Confronté à une situation financière délicate, le groupe NCA-Rouiba, leader en Algérie dans les boissons aux fruits, a trouvé un accord avec les Brasseries internationales Holdings (BIH), filiale du groupe Castel. Les actionnaires héritiers du fondateur Salah Othmani, détenant ensemble 44% du capital et des droits de vote, sont signataires de cet accord. « Cet accord a pour objet notamment de sécuriser un apport de fonds propres de la part du groupe BIH par augmentation de capital de NCA-Rouiba », explique le communiqué du 16 janvier. Concrètement, BIH a débloqué un financement de 945 M de dinars (7,12 M€) au profit de NCA Rouiba. « Ce financement d’urgence serait ultérieurement complété par une augmentation de capital de NCA-Rouiba d’un montant significatif réservée à BIH », qui lui donnerait donc la majorité.
Ce financement s’accompagne également d’une modification de la gouvernance de NCA-Rouiba avec la nomination notamment « de deux nouveaux administrateurs issus du groupe BIH et la désignation de Lotfi Kadaoui (actuellement dirigeant au sein du groupe BIH) en qualité de directeur général de NCA-Rouiba, en remplacement de Slim Othmani, qui assure actuellement l’intérim de la direction générale et demeurera président du conseil d’administration ». Et dans les prochains jours, BIH devrait racheter la totalité du capital de la société AfricInvest qui détient 14,82% du capital et des droits de vote de NCA-Rouiba. Enfin, dans la perspective de cet adossement et de sa réussite, les actions NCA Rouiba devrait être retirées de la Bourse d’Alger.
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En novembre dernier, la société fondée en 1966 et cotée à la Bourse d’Alger avait alerté ses actionnaires sur ses graves soucis de trésorerie « pour la première fois de son existence ». Des problèmes qu’elle justifiait notamment par « la crise économique qui frappe le pays, conduisant à une baisse de la consommation et une suralimentation du marché », mais aussi « des défaillances de gestion des créances et des dettes et du contrôle interne ». NCA-Rouiba indiquait avoir pris différentes mesures et explorer « toutes les voies et moyens pour sortir de cette situation complexe ». L’ouverture du capital à un partenaire était une des pistes envisagées par le conseil d’administration pour renforcer les fonds propres de l’entreprise.