Le groupe Rewe, numéro trois de la distribution alimentaire en Europe, étudierait la reprise de l’italien Esselunga, selon des informations de presse que dément pour l’heure le propriétaire du groupe.
Le groupe allemand, que dirige d’ailleurs un Français, Alain Caparros, veut racheter son concurrent italien via sa filiale Standa, déjà active dans la botte, le rachat de la chaîne de 129 supermarchés devant permettre à Rewe d’accroître son chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros.
Les spéculations sur une vente de Esselunga sont nombreuses depuis des années, en raison de l’âge avancé (81 ans) du propriétaire et fondateur Bernardo Caprotti.
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Ce dernier, toutefois, a démenti aussitôt la rumeur tout en précisant avoir deux options en tête pour assurer l’avenir de son groupe à moyen terme, à savoir une cession ou une introduction en Bourse. « Le problème est la gouvernance du groupe. Il ne s’agit pas de dire oui ou non à la vente mais de savoir qui serait capable de maintenir l’esprit du groupe. En Italie ou dans le monde, il n’existe que 3 ou 4 groupes en mesure de maintenir la qualité de la société », a ajouté M. Caprotti qui n’a pas nommé ces possibles repreneurs mais a souligné que l’américain Wal-Mart et le britannique Tesco ne pourraient en faire partie.
Rewe est le deuxième groupe de distribution en Allemagne derrière le géant Metro, mais à la différence de celui-ci, Rewe n’est pas coté. C’est un groupe coopératif, détenu par ses 3 000 directeurs de magasins partenaires. Sur l’exercice écoulé, Rewe (260 000 salariés dans 14 pays d’Europe) a dégagé un chiffre d’affaires de 42 milliards d’euros.