En prenant récemment le contrôle de l’entreprise familiale Barfuss, le groupe coopératif de Münster, Westfleisch a complété sa gamme de viandes avec de la charcuterie. « Nous ne souhaitons pas rivaliser avec des entreprises qui réalisent 4 ou 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Etre un opérateur en bonne santé bien implanté dans sa région nous sied davantage», assure Hubert Kelliger, directeur commercial de Westfleisch. En 2003, la coopérative a réalisé un résultat de 3 millions d’euros avec 1 250 salariés. Comme tous ses concurrents, elle met d’abord l’accent sur la transparence du mode de production et la traçabilité « de la fourche à la fourchette ». Elle travaille selon le système allemand QS (Qualité Sécurité) qui doit devenir la norme de sécurité alimentaire standard une fois qu’il aura été mis en application par la grande distribution et accepté par les fournisseurs néerlandais et danois. Ces derniers se font le plus tirer l’oreille en contestant la nécessité d’un contrôle « neutre » du respect des cahiers des charges. Aujourd’hui, l’entreprise avec ses filiales possède une part de marché de 9,1 % en viande de porc, 7 % en bœuf et 10,9 % en veau.
La recherche de valeur ajoutée est plus que jamais à l’ordre du jour. Elle explique le rachat de Bernhard Barfuss GmbH.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Ce spécialiste de la charcuterie-salaison dispose de 133 000 mètres carrés de surface de production, abat 1,4 million de porcs par an, vend 104 000 tonnes de viandes et 35 000 tonnes de saucisses et de plats préparés. Dans l’immédiat, il s’agit de digérer cette acquisition avant de poursuivre la croissance. Avec Barfuss, le groupe dépasse le cap du milliard et demi d’euros dont 17 % à l’export. L’objectif avoué est de naviguer en rythme de croisière autour des 2 milliards.