L’Autorité des marchés financiers (AMF) a sanctionné à hauteur de 60 000 euros l’ancien directeur administratif et financier de Fleury Michon, Jean-Louis Roy, après avoir établi qu’il avait utilisé une information privilégiée pour décider de vendre des actifs financiers du groupe, a-t-elle annoncé le 3 janvier. Le gendarme de la Bourse a estimé que Jean-Louis Roy détenait une « information privilégiée relative à la dégradation significative des résultats annuels » de Fleury Michon, à partir de décembre 2016. Ce dernier a en effet cédé en mars 2017 « l’intégralité des bons de souscription et/ou d’acquisition d’actions remboursables » (BSAAR) Fleury Michon qu’il détenait, des titres dont l’évolution est directement corrélée à l’évolution du cours de l’action du groupe émetteur. Or, la dégradation des résultats de l’entreprise n’a été rendue publique qu’en avril 2017, soit un mois après cette cession.
Jean-Louis Roy a fait valoir qu’il avait cédé ses bons en raison de leur durée de validité limitée et d’un besoin de liquidité pour rembourser une dette. Il a quitté le groupe en mai 2021 dans le cadre d’un accord de rupture conventionnelle.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En juillet 2021, une affaire similaire dans le groupe s’était soldée par un accord avec l’AMF. Le gendarme de la Bourse et l’ancien directeur général de Fleury-Michon, Régis Lebrun, ont passé un accord pour solder une enquête ouverte sur un manquement d’initié sur la même période. L’AMF a soupçonné Régis Lebrun d’avoir vendu fin 2016 et début 2017 des actions et des bons de souscription d’actions Fleury Michon alors qu’il était au courant de la baisse significative des résultats du groupe, qui n’avait pas encore été rendue publique. En vertu de l’accord entre les deux parties, Régis Lebrun s’est engagé à verser 225 000 euros au Trésor public, sans reconnaître sa culpabilité.