L'Observatoire européen du marché du lait vient d'être inauguré, parallèlement à la mise en place d'un comité économique qui réunira régulièrement les acteurs du secteur pour faire le point.
ÀMOINS d'un an de la suppression des quotas de production, au 31 mars 2015 (1), l'Observatoire européen du marché du lait a été lancé le 16 avril par le commissaire à l'agriculture, Dacian Ciolos. Objectifs : une plus grande transparence et la fourniture des données les plus précises devant permettre à la chaîne d'approvisionnement et à Bruxelles de prendre leurs décisions sur des bases solides.
Création d'un conseil économique
Cet outil se présente sous la forme d'une interface internet unique présentant de nombreuses informations brutes, ainsi que des analyses des tendances de marché dans l'UE et dans le monde (production, équilibre entre l'offre et la demande, coûts de production, perspectives, etc.) (2).
L'instauration des quotas laitiers date de 1984. Leur suppression a été convenue en 2008 lors du « bilan de santé » de la Pac. Afin de préparer le secteur à ce nouvel environnement, une série d'instruments ont été élaborés dans le cadre du « paquet lait » de 2012.
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Bruxelles a mis sur pied parallèlement un conseil économique composé d'acteurs du secteur. Cette enceinte, « à laquelle vous participerez, examinera les différentes données du marché et permettra le confronter les différentes vues en matière d'évolution des marchés à court terme », a expliqué Dacian Ciolos aux représentants des organisations présents lors du lancement de l'observatoire : Copa-Cogeca (exploitants et coopératives), Ceja (jeunes agriculteurs), Via Campesina, European Milk Board, Eucolait (commerce), EDA (industrie), Euro Commerce (distribution).
(1) Voir même numéro
(2) http: //ec.europa.eu/agriculture/milk-market-observatory/index_en.htm
LA création d'un observatoire des marchés laitiers est « une victoire mais elle n'est pas suffisante », estiment les Jeunes agriculteurs dans un communiqué du 17 avril. Mais « au-delà de cette observation, qui est nécessaire, ce qui est primordial, à nos yeux, c'est la sécurisation des producteurs face à la volatilité des marchés », ajoutent-t-ils, car « sans outils qui permettent d'anticiper les crises, cet observatoire ne pourra pas remplir son rôle de lanceur d'alertes car celles-ci ne trouveront pas d'échos à l'échelle européenne. Les JA demandent aux Etats membres d' « accélérer le rythme et de mettre en place ces outils qui permettront de maîtriser les volumes en prévision des crises ».