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Génétique Lancement du projet Amaizing pour l’amélioration du maïs

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L’Inra a lancé le 9 novembre le projet de recherche Amaizing pour l’amélioration du maïs. Le budget du programme est de 27,5 millions d’euros sur 8 ans. Objectif : sélectionner des variétés adaptées au climat à venir.

Le projet d’amélioration du maïs, Amaizing, coordonné par l’Inra, a été officiellement lancé mercredi 9 novembre. Ce programme de recherche vise à développer des technologies nécessaires à la création de nouvelles variétés pour répondre aux besoins de l’agriculture dans les décennies à venir. Quatre axes vont être privilégiés : meilleure valorisation de l’eau, de l’azote, résistance au froid (afin d’avancer les dates de semis et d’éviter les périodes de déficit hydrique) et compréhension du phénomène de vigueur hybride (supériorité, pour certains caractères, du descendant sur le meilleur des deux parents). Amaizing est l’un des 5 lauréats du premier appel à projets « Biotechnologies et Bioressources » du programme Investissements d’avenir (Grand emprunt national). Il réunit 13 laboratoires de recherche, 2 instituts techniques, 7 coopératives et sociétés semencières et 2 sociétés de biotechnologies. L’ensemble du projet représente un investissement total de 27,5 millions d’euros sur 8 ans dont 9 millions d’euros de financements de l’ANR (Agence nationale de la recherche) et 340 000 euros de FranceAgriMer. Pour les entreprises semencières, ces recherches sont trop fondamentales pour qu’elles s’y consacrent directement. C’est pourquoi elles mutualisent leurs moyens dans ce projet Amaizing. La France est le deuxième pays exportateur de semences de maïs, derrière les Etats-Unis.

Amélioration et prédiction
Dans une première phase, les recherches vont porter sur le séquençage de plusieurs lignées de maïs. Son génome a été séquencé en 2009, mais on constate qu’il existe beaucoup de variabilité entre les lignées. « Il y a plus de différences génétiques entre deux lignées de maïs qu’entre l’homme et le chimpanzé », souligne Alain Charcosset, directeur de recherche à l’Inra de Versailles-Grignon et coordinateur du projet. Ce travail va permettre de relier certaines zones ou formes du génome à des caractères d’intérêt. Dans un second temps il sera donc possible d’améliorer les variétés. Cette amélioration se fera par sélection classique mais des techniques de transgénèse seront également testées – à la marge – afin d’en évaluer l’efficacité. Cette cartographie du patrimoine génétique du maïs doit également aboutir à la construction d’outils de prédiction de la valeur des individus – ce qui est déjà très répandu dans le domaine de la génétique animale. Le projet laisse une place importance à la bioinformatique afin d’analyser les masses de données récoltées. « C’est par brouettes que l’on stocke des disques durs de données », plaisante Alain Charcosset.

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