L’Angola compte relancer son agriculture pour diversifier son économie et assurer la sécurité alimentaire de sa population. Exportateur mondial de café, bananes et sisal dans les années 1970, l’Angola a vu son potentiel agricole anéanti par 27 ans de guerre civile, et importe désormais près de 80% de sa consommation de biens alimentaires. Hormis les tomates, avocats et ananas locaux, la table angolaise est dominée par la morue, le bœuf, les pâtes mais aussi les conserves de thon, pois chiche et haricots du Portugal, le poulet et les œufs brésiliens, les carottes, oranges et biscuits d’Afrique du Sud, sans oublier bière et vin venus eux aussi des quatre coins du monde. Pour inverser la tendance, l’exécutif angolais a annoncé une série de mesures : irrigation, construction d’équipements électriques, création de centre de formation agricole et de distribution des produits, ouverture d’une ligne de crédit de 350 millions de dollars pour les agriculteurs. D’ici à 2017 et aux prochaines élections générales, il s’est donné comme objectif d’atteindre une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de céréales (contre environ 1 million actuellement) et de 20 millions de tonnes de manioc (environ 15 millions aujourd’hui) mais aussi de couvrir 60% de sa consommation de poulet et de réduire à 15% la part du lait importé.
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