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Financement/Agroalimentaire L’Ania plaide pour un fonds de 150 millions au sein de bpifrance

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Dans un entretien avec l’AFP, Jean-Philippe Girard, nouveau président de l’Ania, confie avoir rencontré, le 4 juillet, Nicolas Dufourcq, directeur général de bpifrance et lui « avoir demandé la mise en place d’un fonds dédié à l’agroalimentaire doté de 150 millions d’euros au moins, ce qui donnerait un effet de levier de 500 millions à un milliard » avec les autres banques qui suivront. Pour lui, il « s’agirait d’un fonds avec des échéances de 7 à 10 ans et un retour sur investissement faible », loin de ceux des banques d’affaires. Il reconnaît que bpifrance n’a pas encore donné son aval, mais se dit optimiste, affirmant « qu’il y a déjà cinq ou six dossiers sur la table pour aider des PME qui ont des projets de croissance externe », notamment trois dans les fromages, selon le président de l’Ania. Il a également rappelé les difficultés rencontrées par les entreprises agroalimentaires, en priorité le secteur de la viande, « très touché», a-t-il expliqué à l’AFP. Selon lui, hors les deux affaires « sur-médiatisées » de Fraisnor et Spanghero, de nombreuses PME, notamment dans le secteur porcin, sont aussi en liquidation ou en redressement judiciaire comme la Société du bétail et des viandes du Rethélois en Champagne-Ardennes (près de 60 emplois menacés), PigAisne en Picardie (43 emplois supprimés), ou en Bretagne Galina (67 emplois supprimés), Sovigel (30 emplois supprimés) et la société d’abattage et de découpe de porcs Gad où 950 emplois sont menacés, selon la société de veille économique Trendeo, citée par l’Ania. « Entre 3 000 et 5 000 suppressions de postes sont redoutées dans l’agroalimentaire en 2013, il faut que ça s’arrête », a demandé Jean-Philippe Girard.

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