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Nutrition L’Ania refait le « forcing » pour lancer la Fondation alimentation et santé

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La Fondation pour l’alimentation et la santé va voir le jour , assure le président de l’Ania, et Xavier Leverve (Inra) en a accepté la présidence. En revanche, il manque le renfort d’autres entreprises que celles qui se sont déjà engagées et ont donné l’exemple, ceci afin d’atteindre un seuil crédible de moyens financiers (3 M EUR) qui soit à la hauteur des ambitions. Ce projet se veut une alternative aux mesures de taxation qui ne manqueraient pas, sinon, d’être décidées, martèle Jean-René Buisson. Reste à obtenir la reconnaissance d’utilité publique…

Annoncée depuis près de trois ans, la Fondation française pour l’alimentation et la santé lancée par l’Ania et l’Institut français de la nutrition (IFN) « devient enfin réalité », affirme Jean-René Buisson, président de l’Ania, dans son dernier Flash d’information. Elle sera opérationnelle début 2009, assure-t-il, puisque un président « qui puisse en incarner l’esprit et mener les travaux à venir » a été trouvé. Xavier Leverve, directeur scientifique « nutrition humaine et sécurité alimentaire » à l’Inra, a accepté de remplir ce mandat.

Cette naissance aura supposé « deux années de travaux intenses avec l’IFN, et de débats parfois passionnés », rappelle le président de l’Ania. « Pour mener à bien ses projets, la fondation doit pouvoir compter sur un budget initial de 3 M EUR [...]. Un certain nombre d’entreprises se sont déjà engagées, mais ce n’est pas suffisant », poursuit-il en présentant, à l’intention des industriels réticents pour la financer, la Fondation comme « la seule alternative crédible au dispositif fiscal que les pouvoirs publics souhaitent mettre en place pour faire face aux problèmes de nutrition et de santé. Il vaut bien mieux être partie prenante active à ce projet de fondation que contributeur passif à une taxe qui, faute d’alternative, ne manquerait pas de voir le jour ». La Fondation a aussi pour but de donner une visibilité globale à tous les projets des IAA en matière de nutrition (plus de 250 actions, selon l’Ania). Les industriels s’estiment en effet encore trop peu reconnus comme acteurs de santé publique. Trop de préjugés sur les produits et les entreprises agroalimentaires témoignent, selon le président de l’Ania, de cette méconnaissance des actions menées ou en cours et expliquent que ces derniers mois sont apparus dans la sphère politique divers rapports ou propositions de lois (taxes nutritionnelle ou sur les investissements publicitaires, interdictions de confiseries pour enfants en sortie de caisses, restrictions sur la publicité).

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La Fondation servira également de lieu d’échanges et de mutualisation des projets de recherche, ce qui permettra des travaux dans lesquels elles n’auraient pas pu s’impliquer seules.

La prochaine étape, avant le démarrage des projets, est la reconnaissance d’utilité publique que l’Ania espère obtenir pour cette fondation mais qui « ne nous sera pas accordée sans un nombre suffisant d‘entreprises engagées ».