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L’Ania veut encourager le manger-mieux

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RSE > Les industriels mettent en avant les initiatives pour améliorer la qualité et la durabilité de l’alimentation et affirment vouloir aller plus loin d’ici les trois prochaines années.

L’Ania a profité le 24 mai de l’examen en séance plénière à l’Assemblée nationale de la loi Alimentation pour dévoiler son « manifeste » pour « une alimentation toujours plus saine, sûre, durable et accessible à tous ». L’association se fixe pour objectif une période de 1 000 jours pour agir sur 4 leviers : la qualité nutritionnelle et la taille des portions, la mise en place d’une économie plus circulaire, la traçabilité et l’information des consommateurs et, enfin, l’agriculture et l’élevage durables. Des engagements complétés par une volonté de lancer des actions de prévention destinées aux enfants afin de prévenir l’obésité.

Avec cette initiative, l’Ania entend lutter contre le food bashing : « À chaque fois qu’une mauvaise pratique est dénoncée publiquement, il faut répondre en mettant en avant les très nombreux exemples positifs qui existent », a expliqué Jean-Philippe Girard, président de l’Ania. Et de rappeler les précédentes initiatives de l’Ania pour le manger-mieux, telle que la consultation citoyenne en 2016, puis une participation active de l’association aux ateliers des États généraux de l’alimentation. « Les contacts que nous avons eus au cours des EGA, notamment avec les ONG, nous ont mieux faut comprendre les attentes sociétales », a déclaré de son côté Jérôme François, président de la commission alimentation et santé de l’Ania.

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La publication du manifeste est un « premier pas », selon Jean-Philippe Girard, qui doit déboucher à la rentrée sur un plan de progrès. « Nous allons mettre en ligne en octobre des objectifs précis et chiffrés que les entreprises ou les syndicats professionnels s’engagent à atteindre à terme », a précisé Catherine Chapalain, directrice générale de l’Ania. Des objectifs dont les résultats ne seront toutefois pas contrôlés par un organisme tiers, comme c’est le cas pour le programme irlandais Origin Green où les industriels de l’alimentation sont audités par SGS. « Mais nous n’en sommes pas encore là », selon Catherine Chapalain.