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Spiritueux/Stratégie L’anisé redevient moteur pour la société Ricard

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Ricard, la société filiale de Pernod Ricard, avec 425 millions d’euros de chiffre d’affaires, a bénéficié du redémarrage des ventes du pastis à marque de pastis Ricard et des fortes croissances des marques de champagne et spiritueux héritées de la reprise d’Allied Domecq.

Bonne nouvelle annoncée pour ses 75 ans : la marque emblématique du groupe Pernod Ricard a renoué avec la croissance après quatre ans de déclin marqué qui a correspondu avec celui du marché des anisés en France. « Alors que nous perdions 2 millions de litres par an, les ventes sont reparties en 2006 de 2,3 % en volume et de 3,5 % en valeur », a précisé Philippe Savinel, le président de la société Ricard. Le soulagement est d’autant plus important pour lui que cette marque représente à elle seule 65 % des ventes de cette filiale du groupe français de spiritueux. Et il intervient dans un contexte où le marché des spiritueux n’a progressé lui-même, selon IRI Secodip, que de 0,9 % au cours des 12 derniers mois.

Premier annonceur medias

Après une campagne très marquante pour justifier sa différence de qualité mais aussi de prix (de l’ordre de 35 %) avec les marques de distributeurs et les premiers prix, Ricard a pu améliorer sa part de marché en GMS, qui atteint 37,3 % en volume et 44,4 % en valeur. Sur l’ensemble des circuits, le leader estime occuper jusqu’à 50 % de la valeur du marché des anisés, ce qui en fait aussi le leader sur le total des spiritueux consommés en France avec 11,4 % de part. Ayant accru de 6 % ses dépenses publi-promotionnelles l’an dernier à 19 M EUR, Ricard est aussi le premier investisseur medias de l’industrie des spiritueux avec 18 % des dépenses.

Pour consolider cette reprise, la société a d’ailleurs un programme 2007 chargé comprenant le lancement de nouvelles présentations, bouteille Or pour le duty free, une bouteille spécifique pour le marché belge, le deuxième pays de diffusion de la marque, et en fin d’année une Ricard Collector pour les 75 ans de la marque.

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Réussite des nouveaux relais de croissance

Mais la filiale de Pernod Ricard a aussi profité à plein des nouvelles marques héritées d’Allied Domecq qui ont déjà presque toutes connu depuis juillet 2006 des croissances à deux chiffres. Et à accentuer sa stratégie de « premiumisation » de l’ensemble de son portefeuille.

Ensemble, les 7 nouvelles marques ont représenté 670 000 caisses, soit 10,4 % des volumes de la société : le gin Beefeater a progressé de 74 % en moins d’un an, la vodka Stolichnaya a plus que sextuplé ses volumes et le champagne Perrier-Jouët a crû de 71 % sur le marché français, le whisky à moins de 10 euros Long John a gagné 4,4 % et l’apéritif bordelais Lillet 9 %. Pour le reste, à côté de Chivas 18 ans qui bondit en valeur de 48 %, et de The Glenlivet (+32,2 %), Clan Campbell poursuit sa progression quand Jameson souffre un peu en GMS, mais progresse hors domicile. Et Ricard ajoute à sa gamme un single malt très haut de gamme, le Longmorn 16 ans d’âge.