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Conjoncture/Prix L’année 2012 aura connu une hausse modérée des prix

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Les prix à la consommation sont en hausse de 0,3 % en décembre 2012, après une baisse de 0,2 % en novembre, ce qui porte à 1,3 % sur un an, la hausse moyenne des prix, selon les derniers chiffres publiés par l’Insee. L’année 2011 s’était terminée sur une hausse de 0,4% en décembre, portant le rythme annuel d’inflation à 2,5%. En décembre 2010, l’indice avait progressé de 0,5 %, pour une croissance annuelle de 1,8 %. Les prix alimentaires sont relativement sages, selon l’Insee mais les chiffres publiés ne font pas l’unanimité.

L’indice des prix à la consommation (IPC) publié par l’Insee qui mesure les prix observés un seul mois d’une année donnée, rapportés à ceux du même mois de l’année précédente fait état d’une hausse de 0,3 % en décembre et de 1,3 % sur un an. La hausse des prix du mois de décembre provient de celles, essentiellement saisonnières, des services et des produits manufacturés, note l’Insee.
Les prix de l’alimentation sont stables en décembre 2012 (+2,3 % sur un an). Les prix des produits frais se replient en décembre (-0,1 %) après avoir été très dynamiques au cours des mois précédents (+7,7 % sur un an). De manière saisonnière, les prix des fruits frais sont en repli en décembre (-1,4 % ; +8,2 % sur un an) tandis que les prix des légumes frais sont en hausse (+0,5 % ; +11,2 % sur un an). En dépit des hausses des prix des matières premières alimentaires observées depuis le début de l’année, les prix de l’alimentation hors produits frais sont globalement stables en décembre (+1,5 % sur un an), constate l’institut. Les hausses des prix, des viandes notamment (+0,4 % et +3,1 % sur un an), ont été compensées par des baisses, en particulier celles des prix des non alcoolisées (-0,2 % et +1,2 % sur un an) ainsi que celles du pain et céréales (-0,1 % ; +1,0 % sur un an). Les boissons alcoolisées accusent une baisse de 0,4% en décembre et progressent de 3,4% sur un an, mais il est à noter que les alcools seuls progressent de 7,6% sur un an, en raison de nouvelles taxes, tandis que les vins, cidres et champagnes ne gagnent que 1,5%.
En 2011, les prix de l’alimentation avaient augmenté de 3,3%, en raison de la flambée sur les céréales, huiles et margarines et cafés. En 2010, la hausse des prix alimentaires n’avait été que de 1,2%.

Des hausses historiques selon les consommateurs

Dans son observatoire annuel, Familles rurales ne partage pas cette vision des choses et note que le panier des consommateurs atteint un record de prix « historique » en 2012. Ainsi, après avoir déjà grimpé de 4,4% en 2011, le prix du panier moyen des consommateurs a de nouveau progressé en 2012 (+3,49%), notamment en raison d'une flambée des « premiers prix », atteignant « un record historique ». Selon cette étude réalisée tous les ans parue concomitamment avec celle de l’Insee, « les prix ont fortement augmenté et cela dès le mois de mai » et sont désormais « les plus élevés » jamais observés depuis la création de l'Observatoire en 2006. Le panier moyen comprend 35 produits de consommation courante (eaux, biscuits, jus de fruits, desserts, confiture, produits laitiers,...) et s’établit à 138,63 euros. Selon l'association de consommateurs, la hausse est particulièrement importante sur les produits « premiers prix », qui grimpent de 7,71%, franchissant la barre des 100 euros (100,79 euros).
De son côté, les relevés de prix de la CLCV (association nationale de défense des consommateurs) portant sur 28 produits alimentaires dits « de marque nationale » montrent une augmentation des prix de 3,1% en rythme annuel (entre octobre 2011 et octobre 2012). Après la forte hausse des prix de l’alimentaire de 2008 (+5.7% selon l’Insee), les prix sont de nouveau repartis à la hausse depuis deux ans, dénonce l’association. S’appuyant sur des chiffres du ministère de l’Agriculture, faisant état de hausse de 46% pour le blé et de 116% pour la pomme de terre de 116% au cours des douze derniers mois, la CLCV en appelle à une série d’actions face à ce « contexte inflationniste ». Elle demande notamment une meilleure régulation des marchés agricoles pour « éviter les excès de la spéculation ». Elle souhaite également limiter les hausses de prix en rayon et permettre aux consommateurs de bénéficier des baisses qui concernent certains secteurs de la production. Actuellement, les cours du lait évoluent à contre-courant du reste des prix agricoles et il est essentiel que cette baisse soit transmise au consommateur. Elle dénonce, à cet égard, la position dominante de la grande distribution, « dans près de 50 % des zones de chalandise ». Pour cela, elle demande notamment une réforme des commissions d’aménagement commercial et un renforcement des pouvoirs de l’Autorité de la concurrence.

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