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Plan bio L’annonce du plan bio provoque des réactions contrastées

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Les chambres d’agriculture, d’une part, et la Fédération nationale d’agriculture biologique, d’autre part, ont réagi à l’annonce par Stéphane Le Foll, le 31 mai, des grandes lignes du futur plan bio.

Dans un communiqué publié peu après la présentation du plan bio 2017 par le ministre, l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) se déclare prête à se mobiliser pour la mise en œuvre de ce plan comme elle s’est mobilisée pour sa préparation. Selon Étienne Gangneron, président du groupe bio de l’APCA, qui participait à la présentation, « il faut relancer les conversions et organiser les filières pour dynamiser la consommation, conquérir de nouveaux marchés et offrir des perspectives de développement aux agriculteurs ». Le réseau des chambres d’agriculture « propose à l’ensemble des acteurs de s’appuyer sur son réseau pour coordonner sur le terrain les actions de développement de l’agriculture biologique ». « Agricultures bio et conventionnelle ne doivent pas s’opposer mais s’enrichir mutuellement par le transfert des connaissances et des savoir-faire », affirme Guy Vasseur, président des Chambres d’agriculture.

La Fnab reste « vigilante »

« Cette annonce est une étape encourageante, estime de son côté Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, la Fédération nationale d’agriculture biologique, interrogée par Agra Presse. Il y a des objectifs chiffrés, des orientations qui vont de l’amont à l’aval, le renforcement du fonds avenir bio, des éléments budgétaires… mais il ne faut pas s’arrêter là », prévient-elle. « Si le plan bio s’inscrit dans la transition agro-écologique de l’agriculture française voulue par le ministre, l’Etat doit montrer plus de cohérence sur l’ensemble des politiques agricoles », tempère la Fnab. Stéphanie Pageot juge que les 160 millions d’euros évoqués par le ministère sont une somme « conséquente » mais « nécessaire pour augmenter les surfaces ». Il faudrait aussi, selon elle, réfléchir aux moyens de mobiliser d’autres ressources financières, notamment via la Banque publique d’investissements. En outre, « nous avons un bémol important : aucune annonce n’a été faite sur des crédits d’animation ; et nous demandons un budget clarifié sur l’utilisation des moyens du Casdar », relève la présidente de la Fnab.

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