L’Anses a publié le 19 octobre sa proposition de modalités pour une surveillance des pesticides dans l’air ambiant (1). Les experts ont identifié et listé les substances prioritaires. Il s’agit d’une première pierre pour mettre en place une surveillance à l’échelle nationale à la demande de quatre ministères.
L’Anses a publié le 19 octobre sa proposition de modalités pour une surveillance des pesticides dans l’air. L’agence sanitaire a établi une liste de 23 substances actives « hautement prioritaires » et de 10 substances actives « prioritaires » dont la pertinence de suivi est confirmée par des données de mesures disponibles. Les experts recommandent que ces deux listes soient mises à jour tous les 3 à 5 ans. L’Anses avait été saisie en septembre 2014 par quatre ministères (Agriculture, Écologie, Santé et Travail). « Bien que les expositions alimentaires soient de mieux en mieux connues, la voie aérienne reste insuffisamment documentée », rappellent les experts ajoutant « qu’il n’existe pas de réglementation spécifique. »
Une première pierre
La demande des pouvoirs publics s’inscrit dans la mise en œuvre du plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (2). La saisine de l’Anses concerne aussi un volet sur la surveillance permanente et/ou des campagnes répétées. L’objectif est « d’évaluer l’exposition de la population générale aux pesticides dans l’air ». Le défi est d’intégrer « les modalités spatio-temporelles de surveillance à mettre en place compte tenu de la diversité des utilisations de pesticides sur le territoire français au cours de l’année. »
« Bien que les expositions alimentaires soient de mieux en mieux connues, la voie aérienne reste insuffisamment documentée »
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(1) https ://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2014SA0200Ra.pdf
(2) https ://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/5/10/DEVR1707177A/jo/texte
Classification des sites d’exposition aux phytos dans l’air
Pour aller vers une surveillance à l’échelle nationale, les experts de l’Anses ont listé des sites et situations d’exposition aux phytos par voie aérienne. Ils appellent à considérer le milieu urbain et le milieu rural. Pour chacun de ces milieux, ils identifient les profils d’exposition aux pesticides en lien avec la viticulture, l’arboriculture, le maraîchage, les grandes cultures et l’élevage. Concrètement, les prélèvements et le suivi des phytos devront se faire dans les principales zones du pays correspondant à ces situations d’expositions.