« Au regard des questions soulevées, l’Anses réexamine les possibilités d’apporter une réponse scientifique satisfaisante malgré les fortes contraintes constatées », indique l’agence sur son site internet, le 19 juin, suite aux critiques relayées par la députée Delphine Batho concernant les laboratoires choisis pour réexaminer le glyphosate. L’élue, reprise par le journal Le Monde, avait reproché à l’Anses d’avoir attribué l’une des études sur la cancérogénicité du glyphosate à un chercheur ayant participé à l’établissement du cahier des charges, et à la sélection des candidats. « Malgré ses efforts pour promouvoir largement cet appel à candidatures, l’Anses a reçu peu de réponses : seuls 2 consortiums – de respectivement 7 et 4 laboratoires – et 2 laboratoires isolés ne répondant qu’à certains points du cahier des charges ont candidaté », souligne l’agence sur son site. « Dans chacun des deux consortiums figuraient des équipes liées à des scientifiques ayant participé aux groupes d’expertise collective », poursuit-elle. Concernant les soupçons d’avoir utilisé le label BPL pour favoriser l’un des chercheurs, l’Anses rappelle que « cette norme exigeante s’applique aux tests de génotoxicité demandés aux industriels pour le dossier d’évaluation des substances actives ». Le glyphosate sera réévalué en 2022 au niveau européen. L’appel à projets vise à étayer la position française sur le sujet, grâce à des données de la recherche publique.
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