«Depuis quelques années, les progrès scientifiques ont permis d’être plus réactif dans la lutte contre les maladies infectieuses », explique Stéphan Zientara, directeur de l’unité de recherche mixte en virologie à l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire). De fait, l’émergence du virus Schmallenberg est récente (les premiers symptômes ont été observés courant été-automne 2011) et pourtant les recherches ont déjà avancé. Le virus touche principalement les élevages ovins (92%) et minoritairement les élevages bovins (4%) et caprins (4%). Les symptômes sont la fièvre, la chute de production et les diarrhées. Par ailleurs, « on ne connaît pas la proportion des animaux infectés qui donneront naissance à des animaux malformés mais cette proportion est probablement peu élevée », assure Stéphan Zientara. De fait, l’infection d’une mère n’entraîne pas systématiquement la naissance d’un veau infecté. Concernant la détection des animaux infectés, il reste encore à faire, mais les recherches avancent. « Actuellement, il n’existe pas de test sérologique rapide, simple à utiliser et permettant de traiter de nombreux sérums. Un seul test sérologique pour détecter le virus existe. Mais il est lourd, coûteux et long ». La mise au point d’un test plus simple et rapide à utiliser à plus grande échelle est une des priorités pour les chercheurs.
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