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Convention L’APCA, sceptique face à la proposition de partenariat de la Fnab

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La Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) a proposé à l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) une convention nationale. La balle est dans le camp de l’APCA, sceptique sur la proposition.

«Nous sommes dans un esprit d’ouverture, mais la proposition de la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) mérite d’être retravaillée », a déclaré Guy Vasseur, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), le 18 septembre. La semaine précédente, la Fnab proposait à l’APCA une convention à l’échelle nationale, comme il en existe parfois à l’échelle locale entre les chambres d’agriculture et les Gab (groupements d’agriculteurs biologiques), notamment en Ardèche. Pour Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, la première rencontre avec l’APCA est « encourageante ». Le retour de Guy Vasseur est plus réservé. « On ne peut pas transposer une convention régionale à l’échelle nationale », explique Guy Vasseur. L’APCA rappelle que l’agriculture biologique n’est pas la même dans tous les départements et régions de France. « Nous allons faire une contre-proposition à la Fnab », poursuit le Guy Vasseur. Pour Julien Adda, délégué général de la Fnab, « la balle est dans le camp de l’APCA».
 
L’APCA veut réaffirmer sa coordination en bio
Cette contre-proposition devrait aussi réaffirmer le rôle de coordinateur des chambres d’agriculture dans la mise en œuvre du plan Ambition bio 2017. Leur leitmotiv depuis plusieurs mois est en effet de rappeler que son rôle global d’accompagnement vaut aussi en agriculture biologique, grâce aux 250 conseillers que compte son réseau. Une façon de signaler aux pouvoirs publics que si la Fnab est l’organisation de producteurs bio la plus ancienne, les chambres s’y sont aussi converties, en réponse à des besoins de terrain et à un marché.
Le 17 septembre, en marge du Salon Tech&Bio dans la Drôme, c’est à l’attention des conseils régionaux et généraux et des collectivités locales que se rappelait l’APCA. « Le développement de la bio passera demain par le partenariat, construits », entre acteurs « qui se respectent les uns les autres », assurait Guy Vasseur.
 
Vers une « synergie » ?
En France, sur les 25 000 agriculteurs en production biologique, 10 000 sont adhérents de la Fnab et 15 000 des chambres. L’objectif de la convention nationale serait de clarifier les relations entre les deux réseaux, notamment en termes de conseils donnés aux agriculteurs. « En Poitou, il y a une mutualisation des conseillers techniques. Cela évite des doublons », prend pour exemple Julien Adda. Et la concurrence pour les financements. Par ailleurs, la convention pourrait simplifier l’accompagnement des personnes souhaitant s’installer ou se convertir à l’agriculture biologique. Ces personnes auraient un interlocuteur unique. « En Poitou, il y a un pôle de conversion unique qui fonctionne », illustre Julien Adda. L’heure n’est sans doute pas à la création de pôles communs partout en France. Mais l’objectif des deux opérateurs est commun : il s’agit de développer la production biologique française… même s’ils en ont des conceptions différentes.

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