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Lapins : lancement d’un nouveau mode de production au sol et en enclos

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Trois acteurs majeurs de la filière cunicole, l’industriel ALPM (Lœul et Piriot) et les groupements CPLB (Cavac) et Terrena ont annoncé, dans un communiqué le 6 juin, le lancement d’un nouveau mode de production de lapins, dont la commercialisation devrait démarrer au 1er janvier 2020. Ils seront élevés au sol sur caillebotis et en enclos (et non plus en cage surélevée). Le grand changement réside dans la surface disponible par lapin (800 cm2). Les lapins devront également bénéficier d’un accès à la lumière obligatoire (naturelle, ou par Led avec reproduction de cycles journaliers), et l’alimentation est sans OGM. Les entreprises ont été accompagnées dans l’élaboration du cahier des charges par l’association de défense des animaux CIWF.

Pour les éleveurs, le prix de vente des lapins est environ 15 % plus élevé que le standard, ce qui doit couvrir les investissements, explique Matthieu Lœul, directeur commercial chez ALPM. Deux éleveurs sont actuellement lancés, et dix éleveurs devraient être intégrés à cette filière d’ici janvier. Ces projets se font par le biais d’investissements dans de nouveaux bâtiments ou de réaménagements. En termes de volumes, l’objectif est de produire 4 000 à 5000 lapins par semaine. ALPM abat environ 150 000 lapins par semaine, et représente 25 % des parts de marché en GMS.

Une association a été créée par les trois entreprises, qui travaillaient déjà ensemble sur les filières conventionnelles. La nouvelle structure sera vouée à gérer le cahier des charges et à porter la marque intitulée « Éleveurs et bien », explique Matthieu Lœul : « Nous souhaitons remettre l’éleveur au centre de la communication, notamment pour tout ce qui est institutionnel. »

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L’interprofession cunicole (Clipp) s’est fixé pour objectif à horizon 2022 d’atteindre 25 % d’élevages alternatifs. La filière est confrontée à une forte diminution de la consommation, et à des attaques régulières sur son mode d’élevage standard et l’usage des antibiotiques. La consommation de lapin a reculé de 9,5 % en 2017 et de 10 % en 2018, alors que l’érosion ne dépassait pas 2 à 3 % les années précédentes.

800 centimètres carrés par lapin