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Lait L’Apli se remet en ordre de marche

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En assemblée générale jeudi 5 septembre, l'Association des producteurs de lait indépendant a réitéré sa demande d'une régulation de la production laitière européenne et a remobilisé ses troupes après un hiver marqué par des tensions internes.

L'association des producteurs de lait indépendant (Apli) a tenu son assemblée générale jeudi 5 septembre à Landelles-et-Coupigny (Calvados), réunissant une centaine d'éleveurs. André Lefranc, président (qui ne brigue pas un nouveau mandat) estime que « le bilan est largement positif ». Pour lui, l'association est « une graine qui a bien germé pour réveiller les consciences, un grain de sable qui empêche la machine infernale de nous écraser ». Avec une légitimité politique, puisque « nous sommes aujourd'hui invités lors des réunions au ministère sur l'après-quotas ». L'Apli compte 980 adhérents, un chiffre stable, qui progresse dans certaines régions.
André Lefranc ne nie pas des problèmes, « un manque de moyens, de soutiens, et des difficultés internes avec des différences de positions qui ne peuvent se clarifier que par le vote », faisant référence à plusieurs démissions au sein du bureau de l'Apli, en début d'année. « Les élections aux chambres d'agriculture ont fait beaucoup de bruit » en interne, a-t-il ajouté, rappelant que le but de l'association était de « réunir et défendre tous les producteurs de lait, qu'ils soient intensifs ou bio, de la Confédération paysanne, la Coordination rurale ou autres ».
L'Apli milite pour la mise en place d'une régulation du secteur laitier après la fin des quotas en 2015, et pour la création d'organisations de producteurs transversales, et pas seulement par entreprises comme c'est le cas actuellement.
 
Le lait équitable, un lancement réussi
L'Apli a été à l'origine de la création de Faire France, qui commercialise un « lait équitable », dont une partie des bénéfices revient aux actionnaires de l'entreprise, qui doivent être producteurs. « En seulement trois mois, nous sommes dans toutes les centrales d'achat », se félicite Richard Blanc, le président. 580 000 briques de lait ont été produites, et 500 000 déjà vendues. Des demandes émanent même de Chine, ce qui devrait faire l'objet d'un débat au sein de l'association. Si l'expérience est une réussite, ces chiffres restent marginaux dans le marché français. Mais l'objectif est surtout de montrer qu'il est possible de vendre du lait à un prix rémunérateur pour l'ensemble de la filière. « L'espoir, c'est que ça fasse remonter tous les prix », conclut Richard Blanc.

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