Abonné

L’application de la réforme aménagée du fait de la crise

- - 2 min

En février 2006, les ministres de l’agriculture de l’UE ont adopté officiellement une réforme en profondeur du secteur communautaire du sucre. Celle-ci a permis d’aligner un secteur resté largement inchangé depuis presque 40 ans sur le reste de la politique agricole commune réformée.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Cette réforme reposait essentiellement sur une diminution de 36 % du prix minimum garanti du sucre (lequel passe de 631,9 euros/tonne en 2006/2007 à 404,4 euros/tonne à partir de 2009/2010), sur des compensations en faveur des agriculteurs et sur un Fonds de restructuration financé par les producteurs de sucre et destiné à inciter les moins compétitifs à cesser leur activité. Le programme 2006-2009 pour la restructuration de l’industrie sucrière européenne a conduit à l’abandon de 5,8 millions de tonnes de quotas, ce qui est très proche de l’objectif initial fixé à 6 millions de tonnes. À la fin de ce processus de quatre ans, l’un des éléments clés de la réforme du secteur du sucre de 2006 a été la réduction à 14 millions de tonnes des quotas européens pour le sucre et l’isoglucose (dont 13,3 millions de tonnes pour le sucre). La production communautaire de sucre se concentre à présent dans 18 États membres (au lieu de 23 avant la réforme) qui bénéficient de conditions agronomiques favorables et presque 70 % de la production provient des 7 États membres où les rendements sucriers sont les plus élevés. Les prix intérieurs montrent une tendance à la baisse conforme à l’objectif de cette réforme visant à faire de l’industrie sucrière européenne un secteur à la fois durable et compétitif. Dans le contexte de la crise économique et financière, la Commission a décidé le 13 février 2009 d’autoriser les États membres à verser, à l’avance, en juin 2009, 100 % des aides à la restructuration au titre de la campagne 2008/2009. Plusieurs États membres ont déjà annoncé qu’ils feront usage de cette possibilité pour alléger la charge financière qui pèse sur les entreprises du secteur sucrier.