Le Conseil spécialisé « filière viticole » de Viniflhor a adopté, lors de sa réunion du 16 janvier 2008, une méthode de travail pour préparer les négociations concernant les textes d’application de l’OCM viti-vinicole. Il a rendu public le volume des demandes de primes d’abandon définitif des superficies viticoles qui sont en forte hausse depuis trois ans.
Pour préparer la future OCM, deux groupes de professionnels examineront respectivement la mise en œuvre technique des mesures (arrachage, restructuration du vignoble, prestations viniques…) et les « questions d’orientation » ainsi que les « objectifs » de l’enveloppe nationale (priorités, critères d’attribution des aides…). Dans le cadre de la nouvelle OCM, la France disposera d’une enveloppe de 270 M euros par an en moyenne (hors arrachage). La filière est divisée sur la répartition de cette enveloppe.
« La répartition des aides est un grand sujet d’arbitrage », a expliqué Georges-Pierre Malpel, directeur du conseil.
La question est de savoir qui sera compétent pour arbitrer dans la future configuration définie par la réforme en cours (plan à 5 ans). Il est probable que le conseil spécialisé de l’office unique arbitrera au nom du ministre. Cependant les décisions ministérielles devront s’appuyer sur des critères précis qui sont à définir rapidement.
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« Nous sommes devant une feuille blanche, il faut que la filière apprenne à écrire ensemble », a poursuivi Georges-Pierre Malpel en évoquant la défintion de ces critères.
Arrachage : la demande explose depuis trois ans
D’autre part, en matière d’arrachage, malgré les annonces de la Commission européenne, les inconnues de la nouvelle OCM poussent les viticulteurs à faire des choix sans attendre, selon Viniflhor. Le bilan 2000/2007 des primes d’abandon définitif de superficies viticoles montre une forte hausse des montants versés et des superficies primées au cours des exercices 2005/2006 et 2006/2007. Entre les exercices 2000/2001 et 2004/2005, les demandes d’abandon définitif n’avaient pas excédé 1739 ha pour 9,3 M d’euros. En 2005/2006, elles sont passées à 14 494 ha (dont 10 975 ha en Languedoc-Roussillon) pour un montant de 87,1 M euros (dont 65,2 M euros pour le Languedoc Roussillon). En 2006/2007, elles étaient de 13 523 ha (dont 8771 ha pour le Languedoc Roussillon) pour un montant de 81,2 M euros (dont 52 M euros pour le Languedoc Roussillon). La tendance se poursuit en 2008 avec des demandes pour un volume de 15000 ha, émanant surtout du Beaujolais et de languedoc Roussillon (avec plus de 10 000 ha).