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Sucre L’approvisionnement des raffineries de sucre pourrait s’avérer préoccupant

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Tout en reconnaissant que la tension pourrait s’accroître sur le marché communautaire du sucre, la Commission européenne n’a pas voulu donner suite, à ce stade, à une demande du Portugal qui souhaite que du sucre brut de canne puisse être importé sans droit pour approvisionner les raffineries à plein temps de l’UE. Une requête jugée prématurée par la France, la Pologne, l'Autriche, la République tchèque et la Slovaquie.

Le Portugal a souligné, lors du Conseil agricole de l’UE, le 26 octobre à Luxembourg, que « la situation actuelle du marché mondial du sucre, où les prix restent sur une tendance à la hausse, et sensiblement plus élevés que les prix dans l’UE, crée des difficultés croissantes pour l’approvisionnement en matière première des raffineries à plein temps, les pays fournisseurs traditionnels ayant trouvé des marchés plus attractifs ».
Soutenu par le Royaume-Uni, la Roumanie, la Bulgarie et la Finlande, le Portugal a donc demandé à la Commission européenne d’ouvrir, pour la campagne 2010/11, la possibilité d’importer sans droit du sucre brut de canne.

Une réaction rapide si nécessaire

En réponse, Dacian Ciolos a admis l’importance de suivre au plus près les importations en provenance des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et des pays les moins avancés (PMA) qui, la campagne passée, ont été inférieures de 500 000 tonnes aux prévisions.
Le commissaire européen a également relevé que, dans un contexte de volatilité et de hausse des prix mondiaux du sucre, la relative stabilité des prix sur le marché communautaire montre que celui-ci n’a pas été sous-approvisionné.
Se référant à un bilan provisoire de la campagne 2010/11, le commissaire à l’agriculture a fait état d’un léger déficit de 170 000 tonnes entre les disponibilités en sucre du quota et les besoins. Ce déficit, cumulé avec celui de la campagne 2009/2010, conduirait à un niveau de stock de fin de campagne de 1,2 million de tonnes, en baisse de 170 000 tonnes. Le niveau le plus bas depuis la réforme du secteur.
Reconnaissant qu'une réduction des importations préférentielles en provenance des ACP et des PMA par rapport aux prévisions pourrait accroître la tension sur le marché européen du sucre, M. Ciolos a assuré que ses services suivaient très attentivement l’évolution de la situation et qu’il était prêt à agir rapidement si nécessaire.

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