Une nouvelle polémique à propos d’éventuels effets cancérigènes de l’aspartame a été lancée suite à la publication d’une étude, par une Fondation italienne, le 15 juillet. La Commission européenne a aussitôt réagi en demandant une nouvelle évaluation de la substance par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments.
Le plus célèbre des édulcorants fait à nouveau l’objet de doutes quant à son innocuité. Il y a quelques années, il avait été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau. Sans porter préjudice à son développement dans la composition des aliments. Suite à une étude italienne rendue publique le 15 juillet, la Commission européenne a demandé « de toute urgence » à l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESA) d’entamer de nouvelles évaluations.
La Fondation européenne d’oncologie et de sciences environnementales « B. Ramazzini », située à Bologne a alerté les autorités sur « une augmentation statistiquement significative » des cancers du cerveau chez les rats exposés à un niveau équivalent de consommation d’aspartame que les consommateurs européens. Les chercheurs italiens appellent à une révision « rapide » des doses journalières admises.
Les derniers travaux au niveau communautaire remontent à 2002. Date à laquelle les scientifiques interrogés par Bruxelles n’avaient pas émis de doute sur un éventuel risque cancérigène lié à l’aspartame, l’AFSSA parvenant aux mêmes conclusions. Mais à présent, l’agence française reconnaît « de nouvelles questions sur les liens potentiels entre l’exposition à l’aspartame et la survenue de cancers ».
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Pas de base scientifique définitive
Toutefois, l’AESA indique « qu’elle ne dispose pas de base scientifique pour recommander des modifications dans les habitudes alimentaires des consommateurs (…). Jusqu’à présent, sur la base des études disponibles, l’aspartame a été considéré comme sûr ».
Cet édulcorant, au pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, est autorisé depuis les années 1980 dans certains pays européens. Il s’est répandu dans toute l’Union européenne dans les années 1990, sous l’impulsion de l’uniformisation des législations voulue par la Commission européenne afin de favoriser la libre circulation des marchandises.
L’AESA annonce qu’elle s’est d’ores et déjà mise en rapport avec les auteurs de l’étude scientifique italienne à l’origine de la nouvelle polémique.