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L’asperge et la fraise relèvent la tête

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Après deux semaines de crise conjoncturelle, les choses vont mieux pour les producteurs d’asperges et de fraises. Pour la première filière, la situation s’est « radicalement inversée » depuis le début de la crise conjoncturelle le 20 mars, selon l’animatrice de l’AOPn Asperges de France Astrid Étèvenaux. « Nous sommes presque passés d’une sur-offre à une sous-offre, les actions mises bout à bout ont porté leurs fruits », explique-t-elle en faisant référence au soutien des GMS et au plan de communication mis en action par l’interprofession. « Depuis jeudi dernier [le 26 mars], la demande a fortement progressé, ce qui a permis de vider les stocks. Toutefois, on observe une certaine inertie chez les producteurs qui doivent aujourd’hui sortir du volume alors que jusqu’à présent ils ont été contraints de les limiter. L’effet yoyo est difficile à gérer tant dans les exploitations que les stations de conditionnement qui tournent au ralenti. L’offre et la demande s’équilibrent progressivement», poursuit-elle. Cependant l’asperge est toujours en état de crise conjoncturelle, même si les prix de première mise en marché commencent à dépasser le seuil de déclenchement de crise. Par exemple, pour l’asperge blanche de catégorie 1 (+ 22mm) en vrac du Sud-Ouest (ndlr. l’un des principaux bassins de production), la cotation moyenne du RNM était de 6,50€/kilo le 2 avril, contre 6,00€/kilo le 19 mars. Mais étant donné que les prix sont descendus « extrêmement bas » certains producteurs ont dû vendre à perte, indique Astrid Étèvenaux. « Pour les opérateurs des Landes on estime, à date, à 10% le taux de production non récoltée, débuttée ou jetée » précise-t-elle. Que vont faire les producteurs devant ce manque à gagner ? « C’est une bonne question… On espère être un peu aidés sur les pertes à la production », répond le directeur commercial de la marque Priméale (Agrial) Bertrand Guivarch. Du côté de la fraise, déclarée en crise le 23 mars, les cieux deviennent aussi plus cléments. « On est toujours en situation de crise conjoncturelle », déclarait le président de l’AOPn Fraises de France à Agra Presse, le 31 mars. « Mais on n’a pas jeté de fraises en fin de semaine [dernière], ni le week-end [passé]. Le flux de consommation se poursuit mais il faut être vigilant ».  

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« 10% le taux de production non récoltée, débuttée ou jetée »