Tourner la page et oublier 2009… c’est ce que chacun s’est souhaité aux alentours du 1er janvier. Avec la tentation de se raccrocher à la moindre bonne nouvelle pour ne pas trop penser aux risques de rechute qui sont visibles ici ou là. A posteriori on peut au moins se dire que la crise n’a pas paralysé tout le monde dans l’industrie alimentaire mais qu’elle a ralenti ou différé les projets. Notre 44e « Panorama annuel des restructurations » montre un vrai repli du nombre d’opérations (119 contre 150 à 180 auparavant) et une raréfaction des plus structurantes. Raison de plus pour se souvenir de quelques exceptions, la disparition par étapes d’Unicopa, l’émergence de leaders dans des filières qui en manquaient (Bigard, Elivia, Cooperl), le coup double de LDC dans la volaille et le traiteur et, à défaut de règlement du dossier Entremont, la naissance d’un grand laitier dans l’Ouest, Laïta. Pour la plupart des entreprises, la priorité n’était pas à ces changements de périmètre ou de contrôle mais plutôt à préserver leur activité et si possible leur rentabilité. Et la surprise, c’est qu’elles y sont parvenues : un gros tiers a été en croissance et un petit tiers a réussi à être stable, si l’on en croit un sondage BVA. En revanche il est plus qu’inquiétant pour l’avenir de voir qu’elles investissent de moins en moins, comme le révèle ce nouveau baromètre lancé par le Crédit agricole. C’est exactement le contraire de ce qui serait nécessaire pour rattraper notre retard de compétitivité par rapport à des concurrents qui, eux, ne s’endorment pas sur leurs lauriers.
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