Installé en Europe depuis les années 2000, le producteur Nufarm de phytosanitaires australien veut faire passer ses parts de marché sur le vieux continent de 3 à 5% d'ici 2020, en misant sur les partenariats avec d'autres sociétés.
L'australien Nufarm, numéro huit mondial du secteur des produits phytosanitaires, installé en Europe depuis les années 2000, veut atteindre les 600M€ de chiffre d'affaires (CA) en 2020. Entre 2013 et 2014, le CA du groupe a déjà progressé de 14%, principalement grâce au Brésil et à l'Europe. « Nous voulons croître en Europe deux fois plus vite que le marché », annonce Yvonnic Jambon, directeur Europe du sud et de l'ouest. Leader en France des fongicides cupriques (à base de cuivre) et des anti-dicotylédones pour céréales, Nufarm veut se développer grâce à de nouveaux partenariats, comme celui signé il y a deux ans avec le japonais Sumitomo (qui possède 23% du capital de Nufarm). Ce type de partenariat lui donne accès à une gamme élargie de molécules, et lui permet de proposer de nouvelles formulations sur le marché sans déposer de brevet. « Aujourd'hui, nous sommes perçus comme une entreprise qui distribue des 'mee too', des produits génériques, explique Yvonnick Jambon. Nous voulons aller vers plus de R&D et de solutions à valeur ajoutée. Mais nous n'allons pas nous arrêter du jour au lendemain de vendre du glyphosate et du cuivre ». L'australien veut rester spécialisé dans les produits hors-brevet. « Les fermes deviennent de plus en plus grandes. Les agriculteurs veulent des solutions simples, des formulations robustes et efficaces », explique le directeur général Europe de Nufarm. Hugo Schweers. Du côté de ses outils industriels, l'entreprise affiche la volonté de diminuer ses coûts de production. Elle a annoncé, il y a trois semaines, la fermeture de l'une de ses usines européennes, à Rotterdam. Les activités seront transférées dans son usine anglaise, à Wyke (nord du pays). Elle annonce par ailleurs qu'elle investira dans son usine française de Gaillon (Eure), dans les ateliers de fabrication de fongicides et d'insecticides. « Nous sommes encore une petite société en Europe au regard de la part de marché, mais nous voulons faire la différence », a conclu Hugo Schweers.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.