Abonné

Négociations de l’OMC L’automne sera « chargé »

- - 3 min

Les récents sommets internationaux, notamment celui de G-8 à L’Aquila, en Italie (1), ont donné à Pascal Lamy le sentiment qu’il y a un « renouvellement fort et sincère de l’engagement politique en faveur d’une reprise des pourparlers de Doha et de leur conclusion en 2010 ». Selon le directeur général de l’OMC, l’automne sera « chargé » pour tous les groupes de négociation. Une réunion de plusieurs ministres du commerce consacrée à la relance du cycle de Doha est prévue les 3 et 4 septembre à New Delhi. L’ambassadeur de Nouvelle-Zélande à Genève, David Walker, qui préside les pourparlers agricoles, y participera. De même que la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel.

Les participants aux négociations de l’OMC sur l’agriculture ont entamé les 20 et 21 juillet à Genève des travaux techniques pour déterminer les données qui seront nécessaires et la façon dont elles seront présentées lorsque les membres rédigeront, le moment venu, leurs engagements en matière de réduction des tarifs, d’ouverture des contingents, de réduction du soutien interne et de suppression des subventions à l’exportation.
Le 23 juillet, leur président, David Walker, a présenté son programme de travail, qui prévoit une reprise intensive en septembre en ce qui concerne à la fois ces travaux techniques et les questions de fond sur les dossiers qui restent à régler, notamment le mécanisme de sauvegarde spéciale pour les pays en développement.

Les atermoiements de Washington
Avant le prochain sommet du G-20 (pays industrialisés et émergents) fin septembre à Pittsburgh, l’Inde sera l’hôte les 3 et 4 septembre d’une réunion consacrée à la relance du cycle de Doha, à laquelle sont conviés les ministres du commerce des pays émergents du G-20 (Brésil, Chine, etc.) ainsi que leurs homologues de l’UE, du Canada, des Etats-Unis, du Japon, de Suisse, de Norvège, de Corée du Sud, de Trinidad et Tobago, du Burkina Faso et de Maurice. La participation à cette rencontre du représentant américain au commerce, Ron Kirk de New Delhi est toutefois incertaine. Les Etats-Unis semblent être le principal obstacle à de nouvelles avancées. Ils sont accusés d’exiger des améliorations au projet de modalités sans préciser comment celles-ci peuvent être réalisées, ni spécifier quelles concessions supplémentaires ils attendent en matière d’accès au marché, tout en insistant sur la nécessité de définir une nouvelle approche pour les négociations.
Washington souhaiterait prolonger jusqu’à l’automne ses consultations bilatérales avec les pays en développement pour avoir une idée plus claire des gains espérés, en matière d’accès au marché, par le projet de modalités actuel.

(1) Voir n° 3212 du 20/07/09

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La Réunion
Suivi
Suivre