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AESA L’Autorité adopte une nouvelle stratégie de communication

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Renforcer la confiance auprès des consommateurs en améliorant l’indépendance, la simplicité et la pertinence des avis scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA). Telles sont les tâches que se sont fixées les experts scientifiques européens dans le cadre de la stratégie de communication de l’AESA pour la période 2011-2013. Une façon pour cette institution de l’UE de répondre aux critiques qui – de temps en temps – semblent secouer sa mission d’évaluation des risques associés à la sécurité des aliments.

« L’Autorité européenne de sécurité alimentaire doit améliorer l’indépendance, la simplicité et la pertinence de ses communications pour l’ensemble de ses publics cibles, y compris ses partenaires immédiats et ses clients ». Suite aux consultations publiques, aux commentaires et de la Commission européenne et d’autres interlocuteurs externes (industrie, consommateurs, instituts de recherche, groupes de travail sur la communication scientifique, membres du Forum consultatif) sur son projet de stratégie de communication 2010-2013, l’AESA a retenu une série de priorités qu’elle se promet de développer à partir de cette année 2011 pour répondre aux critiques dont elle fait l’objet et en particulier sa supposée proximité avec les milieux industriels. Parmi ces priorités figure notamment la promotion de l’indépendance de ses avis scientifiques. On se souvient qu’à un certain nombre d’occasions l’AESA a fait l’objet de suspicions et de polémiques (conflit d’intérêt dans le cas du chef de ses experts, quasi-absence d’avis scientifiques négatifs de l’AESA sur différents produits évalués – dont les très controversés OGM – etc.). De même que l’on rappelle cette étude « Baromètre 2010» de la Commission européenne sur « les risques liés à l’alimentation » qui a montré que, si l’AESA est considérée comme une « source d’informations de confiance sur les risques alimentaires », son indépendance vis-à-vis de l’industrie « est de plus en plus sous surveillance » et que les opinions « restent partagées quant à l’indépendance de ses avis scientifiques ». Les dirigeants de l’Autorité alimentaire européenne auraient-ils mieux retenu la leçon cette fois-ci ? En tout cas ils se proposent d’améliorer la situation en adoptant cinq grandes priorités qui devraient guider les activités des experts et des chargés de la communication au cours de la période 2011-2013. Elles consistent essentiellement à améliorer la pertinence et la compréhension des communications de l’AESA en direction des publics cibles, à augmenter ensuite les communications proactives sur l’indépendance des avis scientifiques de l’AESA, puis à faire connaître et reconnaître, dans l’UE et en dehors de l’UE, les travaux de l’AESA, à accroître par ailleurs la cohérence des communications sur les risques à travers toute l’Union et au-delà et enfin à renforcer le dialogue avec les parties concernées.

Plus de travaux avec un budget quasi-stable
L’AESA se dit consciente que ces objectifs ne pourraient être atteints que par un effet de levier plus efficace des ressources humaines et des ressources financières, lesquels devraient rester stables au cours de cette période. « Les ressources allouées à l’appui des activités de communication de l’AESA resteront stables au cours de la période 2011-2013, sauf s’il y a un changement imprévu dans les circonstances budgétaires », précisent les dirigeants de l’AESA. A titre d’information, l’AESA compte actuellement un staff de 44 employés dans le secteur « communication » et disposait en 2010 d’un budget de 2 millions d’euros par an pour les dépenses opérationnelles (soit une diminution de 570 000 euros par rapport à 2009).
Comme on le sait en 2011, le nombre de demandes d’avis scientifiques devrait rester assez élevé (plus de 700 avis attendus) et les experts de l’Autorité alimentaire devraient fournir davantage d’avis sur les demandes d’autorisation notamment dans les domaines tels que la réévaluation des additifs alimentaires, des enzymes alimentaires et des OGM. Selon les prévisions actuelles, l’évaluation des allégations de santé (qui a monopolisé des ressources considérables en 2009) devrait s’achever en 2011 mais de nouveaux travaux dans ce domaine sont également attendus.

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